Territoires à énergie positive : associations d'élus et ONG vent debout contre la circulaire Hulot

La circulaire de Nicolas Hulot appelant les préfets à "appliquer strictement" de nouvelles règles de gestion "destinées à recentrer le dispositif" des territoires à énergie positive pour la croissance (TEPCV) continue à susciter de vives réactions. "L'Etat ne doit pas sacrifier la transition énergétique des territoires sur l'autel de la rigueur", dénoncent ainsi, dans un communiqué diffusé ce 25 octobre, associations de collectivités et ONG (Amorce, CLER-Réseau pour la transition énergétique, Fédération des agences locales de maîtrise de l'énergie et du climat, Fédération nationale des agences d'urbanisme, France urbaine, Réseau des agences régionales de l'énergie et de l'environnement, Réseau Action Climat-France).
"Ce serrage de vis inquiète les collectivités engagées dans la transition énergétique et remet en question le financement des projets qu'elles ont initiés, déplorent-elles. Les collectivités sont les chevilles ouvrières des objectifs de transition énergétique fixés par l'Etat. Ce dernier doit soutenir dans la continuité tous les efforts qu'elles réalisent sur le terrain." Face à la baisse significative des financements, elles demandent donc une réunion d'urgence avec Nicolas Hulot "en personne" "pour sauver les projets prévus dans le cadre de ces conventions".

"Situation ubuesque"

Le 24 octobre, devant la commission des affaires économiques du Sénat qui examinait son projet de loi mettant fin à la recherche et à l'exploitation des hydrocarbures, Nicolas Hulot a été interpellé par le sénateur PS du Gers, Franck Montaugé, à propos de sa circulaire sur les TEPCV. "Les élus se sont fortement engagés dans ce projet [des] TEPCV et ils comprennent mal de devoir renoncer à des projets sur lesquels ils se sont engagés vis-à-vis de leur population", a déclaré l'élu. "Il est nécessaire de reconsidérer la position du gouvernement à cet égard […]. Je ne voudrais pas que cette affaire se traduise par un désaveu des élus locaux", a-t-il dit. "Ce n'est pas de gaieté de cœur que j'ai fait cette circulaire, a répondu Nicolas Hulot, en dénonçant une "situation ubuesque sur des engagements qui n'avaient pas été budgétés" par le précédent gouvernement. Dans sa circulaire, il pointait une "impasse de financement" de 350 millions d'euros. "Tout ce qui a été engagé, il faut qu'on l'honore, a affirmé le ministre. Cela trouble mon sommeil, je n'ai pas créé le problème, je l'ai récupéré." Il a indiqué qu'il travaillait "d'arrache-pied" sur des solutions, en particulier sur "deux dispositifs" sans détailler leur contenu.

 

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