Terrorisme : un "label" pour faire revenir les touristes

Une circulaire du ministre de l'Intérieur détaille les mesures annoncées fin 2016 pour rassurer les touristes dans les sites fréquentés : création de conseils départementaux tourisme-sécurité, signature de conventions de sites et attribution d'un label "sécuri-site" assurant de la sûreté du site.

Dans une circulaire du 20 avril, le ministre de l’Intérieur demande aux préfets d’installer "avant l’été" un conseil départemental tourisme-sécurité. Cette structure découle du comité interministériel du 7 novembre 2016 où il avait été décidé de coordonner au niveau départemental les actions menées pour sécuriser les sites touristiques, d’élaborer des "conventions de site" et d’instaurer un label des sites ainsi sécurisés. Ce sont ces trois mesures que la circulaire détaille. "Les attentats commis sur notre sol ces deux dernières années ainsi que la médiatisation de certains faits de délinquance ayant visé des touristes étrangers ont pu modifier la perception que peuvent avoir les visiteurs internationaux de notre pays", insiste le ministre.
Ces conseils départementaux seront placés sous l’autorité directe du préfet. Ils seront chargés d’animer et promouvoir la politique de sécurité des touristes et de sûreté des sites" et de déterminer, en liaison étroite avec les acteurs du secteur, les mesures de sécurisation à mettre en œuvre" sur la base des conventions de sites. Le conseil devra se réunir au moins deux fois par an pour dresser le bilan de ces actions et préparer la saison touristique suivante.
Tous les sites touristiques devront faire l’objet d’une convention détaillant les mesures de sûreté qui y sont déployées. Le ministre demande de privilégier "une approche au cas par cas". Les conventions doivent être signées par le maire, l’exploitant du site et, le cas échéant, le procureur de la République.
Chacun de ces sites touristiques a vocation à recevoir le "label sécuri-site". Celui-ci se veut un "marqueur visuel facilement identifiable par les touristes". Décerné par le préfet, ce label exprime l’engagement des signataires de la convention "dans un esprit de partenariat responsable". A l’inverse, le label pourra être retiré si le préfet juge que "la sécurité des touristes susceptibles de fréquenter le site concerné n’est plus strictement assurée". Les préfets devront établir une "programmation annuelle de labellisation des sites".

 

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