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Jean-Noël Escudié / PCA

Personnes âgées - Tous les ménages ne sont pas égaux devant la dépendance

Social

Santé, médico-social, vieillissement

Dans sa série des "Dossiers solidarité et santé", la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) des ministères sociaux publie les résultats de son baromètre d'opinion sur les Français et la dépendance. La principale information est la confirmation d'une corrélation entre le revenu des ménages et les solutions privilégiées pour la prise en charge d'un parent dépendant.
Ainsi, seuls 19% des Français indiquent qu'en cas de dépendance d'un proche, ils souhaiteraient le faire accueillir par un Ehpad. Mais ce taux est de 23% chez les répondants appartenant à la tranche de revenus la plus élevée (les 20% de Français les plus riches) et de 14% chez ceux du dernier quintile (les 20% de Français les moins riches). Cet écart traduit bien la crainte devant le coût des Ehpad. De façon plus large, au sein du quintile le plus aisé, six répondants sur dix se disent prêts à déléguer la prise en charge de leur proche, soit en ayant recours à une institution, soit en finançant des aides à domicile. Cette proportion tombe à trois personnes sur dix au sein du quintile le moins riche.
Cette influence du niveau de revenus se lit également dans l'acceptation d'une cotisation obligatoire pour financer la dépendance : 43% des répondants les plus aisés sont prêts à accepter l'instauration d'une telle cotisation (malgré l'allergie supposée à l'impôt), contre 31% parmi les moins riches. De même - et dans le sens inverse -, quatre personnes sur dix se disent prêtes à accepter une baisse des prestations dépendance en contrepartie d’une réduction des cotisations correspondantes parmi les plus aisés, contre trois sur dix parmi les moins aisés.

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