Un fonds de 8 millions d’euros pour soutenir les projets des "territoires innovants seniors"

Brigitte Bourguignon, ministre chargée de l’autonomie, a annoncé ce 7 décembre 2021 la création d’un fonds d’appui de 8 millions d’euros pour financer de l’ingénierie et le montage de projets innovants dans les territoires autour des politiques du "mieux vieillir". Diagnostic participatif de territoire, projets intergénérationnels et actions visant à renforcer "inclusion des aînés dans la société et citoyenneté" seront notamment financés. Sous l’égide de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, c’est le Réseau francophone des villes amies des aînés qui porte l’appel à projets.

Doté de de 8 millions d’euros pour 2022 et 2023, un fonds d’appui pour "des territoires innovants seniors" a été lancé ce 7 décembre 2021 par Brigitte Bourguignon, ministre déléguée chargée de l’autonomie. Cette dernière entend ainsi "donner les moyens financiers et techniques d‘aider tous ceux qui innovent dans les territoires pour faciliter la vie des seniors", les "territoires innovants seniors" étant ceux qui "ont compris que la politique du ‘mieux vieillir’ était une source de dynamisme et de cohésion". Financé via la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), le fonds sera porté et coordonné par le Réseau francophone des villes amies des aînés (RFVAA), selon le communiqué du ministère.

"Une bourse d’appui aux collectivités" pour financer de l’ingénierie

Présenté comme un "accélérateur d’innovations des collectivités pour mieux vieillir", ce dispositif permettra de soutenir à la fois des projets et de l’ingénierie sur ces politiques de l’âge. Sur le volet ingénierie, 500.000 euros seront dédiés à "une bourse d’appui aux collectivités" pour "financer la réalisation d’un état des lieux transversal du territoire ou le pilotage d’une démarche participative avec les habitants âgés", selon le communiqué. Une cinquantaine de territoires pourraient en bénéficier. Des communes, établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) ou pays pourront solliciter cette bourse autour d’un ou plusieurs des objectifs suivants : structurer la gouvernance en faveur de la politique de l’âge dans le territoire, élaborer un état des lieux transversal du territoire et animer un diagnostic participatif et en réaliser la synthèse. D’un montant de 6.000 euros (autour d’une catégorie) ou de 10.000 euros (autour de plusieurs catégories), la bourse permettra à la collectivité de solliciter l’appui de consultants, d’organismes tels que l’Association nationale des pôles d'équilibre territoriaux et ruraux et des pays (ANPP) ou les centres permanents d’initiatives pour l’environnement (CPIE) ou encore des acteurs universitaires ou d’autres collectivités supra-communales, a détaillé Angélique Giacomini, déléguée générale adjointe du RFVAA, ce 7 décembre lors des 9es Rencontres du Réseau francophone des villes amies des aînés.

Jusqu’à 40.000 euros pour cofinancer des projets améliorant la vie des aînés

Doté de 7,5 millions d’euros, le second volet vise à financer quelque 200 projets dans les territoires, "en complémentarité des dispositifs existants (conférences des financeurs, aide à la vie partagée, financements de la Caisse des Dépôts…)", selon le communiqué du ministère. Les projets devront porter sur six thématiques : "solidarité intergénérationnelle", "inclusion des aînés dans la société et citoyenneté", "participation et expertise d’usage des aînés", "connaissances et savoirs des aînés", "des environnements bâtis plus adaptés à l’avancée en âge" et "défi démographique, défi écologique : penser l’avenir ensemble". Parmi les exemples de démarches cités dans le cahier des charges, on trouve : l’élaboration d’une offre culturelle destinée aux petits-enfants et grands-parents, la mise en place de lieux pour enfants dans des habitats collectifs dédiés aux aînés, l’amélioration des conditions d’accueil des aînés dans des événements grand public tels que des festivals, l’animation d’ateliers de "design thinking" pour faciliter l’émergence de solutions pour le territoire, des bricothèques ou des "repair cafés" animés par des aînés, des aménagements urbains visant à faciliter la mobilité des personnes âgées, ou encore "des actions visant à permettre aux aînés de s’impliquer dans la transition écologique" (mobilité douce, recours aux circuits courts…). 

Ces projets pourront là encore être portés par des communes, des EPCI, des pays et, dans certains cas, par des centres communaux ou intercommunaux d’action sociale. D’un montant maximal de 40.000 euros, les subventions seront allouées aux projets dans le cadre d’un co-financement de la collectivité ou de ses partenaires (engagement minimal de 20% pour les collectivités de moins de 20.000 habitants, de 50% pour les collectivités de 20.000 à 100.000 habitants et de 70% pour les collectivités de plus de 100.000 habitants). Le RFVAA insiste ainsi sur la dimension "partenariale et transversale" des projets qui seront favorisés. Les candidatures peuvent être déposées de manière continue à partir du 8 décembre 2021 à l’adresse accelerateur@rfvaa.com, quatre échéances de dépôts étant indiquées (7 avril 2022, 15 octobre 2022, 7 avril 2023 et 15 octobre 2023).

 

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