Santé/Logement - Un partenariat inédit sur le logement et la santé mentale

Plusieurs institutions du Rhône se sont rapprochées pour lancer "un partenariat inédit visant à favoriser l'accès et le maintien dans les logements des personnes en souffrance psychiatrique". Présenté le 17 avril, le dispositif associe le Grand Lyon (communauté urbaine de Lyon), l'Etat, le département du Rhône, l'agence régionale de santé (ARS), les centres hospitaliers spécialisés du département, des bailleurs sociaux, l'Union des syndicats de l'immobilier Lyon Rhône, l'Unafam, le collectif Logement Rhône et l'Union professionnelle du logement accompagné (Unafo).
Objet de ce regroupement : "mieux anticiper les situations de blocage dans les hôpitaux (hospitalisation par défaut ou inadéquate) ou chez les bailleurs, et éviter d'avoir à réagir dans l'urgence, situations face auxquelles élus et bailleurs sont encore démunis". La convention marque d'ailleurs davantage un aboutissement qu'un commencement, puisque "depuis 2002, le grand Lyon et l'Etat se sont mobilisés pour mieux assurer le droit au logement à ces personnes fragiles, en initiant une démarche partenariale [...]".
Cette démarche se matérialise aujourd'hui par la signature de la convention "Santé psychique et logement", qui marque une nouvelle étape. Elle s'inscrit dans le cadre du programme local de l'habitat (PLH) - qui comprend une fiche "Améliorer la prise en charge des problèmes de santé psychique dans le logement" - et dans celui du plan départemental d'action pour le logement des personnes défavorisées (PDALPD). La convention apporte un cadre institutionnel au travail déjà engagé. Mais "elle entend aussi et surtout aider les communes ou arrondissements dans la construction de réponses locales, tout en tirant parti des expériences existantes".
La convention poursuit quatre objectifs : développer une culture commune sur la question, favoriser le travail en réseau des partenaires, optimiser et actualiser les outils et les modes opératoires existant et en favoriser l'appropriation et l'essaimage et, enfin, renforcer les réseaux et les dispositifs actifs localement et développer des dispositifs de coordination "reconnus par les acteurs et respectueux de leur compétence". En pratique, la convention identifie déjà un certain nombre d'actions. Parmi celles-ci figure notamment la formation de 150 professionnels en trois ans sur l'agglomération lyonnaise. La convention prévoit aussi la création d'outils de communication pour développer le partage des connaissances : site internet (à la fin de 2013), mise à jour du guide "Santé psychique et logement" et de la carte des dispositifs... Autre mesure prévue : l'amélioration des circuits de la demande et de l'accès au logement, ainsi que la sécurisation des parcours des personnes en souffrance psychique. Pour cela, il est prévu de favoriser le rapprochement entre les porteurs de l'offre et les porteurs de la demande et de prendre appui sur les instances existantes, notamment les "instances locales de l'habitat et des attributions" (Ilha), les "instances techniques territorialisées logement" (ITTL) et la commission de régulation de la Maison de la veille sociale (MVS).

 

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