Virginie Fauvel/ Localtis

Voeux - Villes de France veut aider à "structurer la parole populaire"

Associations

Citoyenneté et services au public

Mobilité, justice et taxe d’habitation : l’évocation, mardi 22 janvier 2019, des grands chantiers de Villes de France pour 2019 a cohabité avec les préoccupations liées au contexte des gilets jaunes et l’organisation du Grand Débat. Ses représentants se perçoivent en "capteurs sociaux" et annoncent la rédaction prochaine d’un livre blanc sur les politiques publiques. 

"Nous sommes les villes et les agglomérations dans lesquelles le mouvement des gilets jaunes s’est exprimé le plus fortement", a déclaré Jean-François Debat, maire (PS) de Bourg-en-Bresse et président délégué de l’association, en ouverture de la cérémonie des voeux de Villes de France, mardi 22 janvier 2019. Dans un hôtel particulier, siège de la Caisse d’épargne, les élus s’étaient réunis nombreux, en fin de journée, en présence de la ministre Jacqueline Gourault. "Quand les gens vont directement au pouvoir, ça ne se passe pas bien", a tranché Jean-François Debat. C’est pourquoi "la période que nous vivons doit être l’occasion de redonner de l’importance aux corps intermédiaires que sont les syndicats, les organisations professionnelles, les associations et les élus", a-t-il ajouté. En concluant que "les maires [des villes moyennes NDLR] peuvent aider à structurer la parole populaire". Dans le même registre, Caroline Cayeux, présidente de l’association, a évoqué le rôle des maires des villes moyennes, les comparant à des "capteurs sociaux" qui "entendent les inquiétudes de fin de mois". "Notre contribution au Grand Débat sera relative aux politiques publiques que connaissent les villes moyennes, sous forme de livre blanc", a-t-elle annoncé. 
Invité à cette cérémonie, le président de l'Association des maires de France (AMF), François Baroin, a quant à lui affirmé que "les maires de France sont aux côtés de l’État pour le rétablissement de l’ordre républicain", assurant que "la police municipale est à la disposition de la police nationale". 

ORT, ANCT, nouvel outil, nouvelle agence

Naturellement, d’autres grands chantiers sont dans le viseur de Villes de France : la loi Mobilité, la loi sur la justice et la suppression de la taxe d’habitation. "Je ne cache pas ma prise de position en faveur d’une suppression totale que l’État a le devoir de compenser intégralement", a rassuré Jacqueline Gourault, au terme d’un long discours.  À ces chantiers s’ajoute aussi le programme Action Coeur de ville avec "ses 222 bénéficiaires qui se tiennent prêts", s’est félicitée la présidente de Villes de France. La ministre l’a également évoquée, en se félicitant de la création d’un nouvel outil : l’opération de revitalisation de territoire (ORT). "L’ORT servira à lutter contre la vacance des logements et des commerces ainsi que contre l’habitat indigne, à réhabiliter l’immobilier de loisir, à valoriser les espaces publics et le patrimoine bâti et à réhabiliter les friches urbaines, dans une perspective de mixité  sociale, d’innovation et de développement durable." "La création des ORT pourra être très rapide pour les 222 villes de Cœur de ville et sera facilitée pour les 53 villes de l’appel à manifestation d’intérêt centres-bourgs ainsi que pour les villes relevant des programmes PNRQAD et NPNRU", a-t-elle ajouté. Jacqueline Gourault a particulièrement salué, enfin, la création prochaine de l’Agence nationale pour la cohésion territoriale (ANCT) qui,  précise-t-elle, n’est pas "une énième création d’agence mais bien un outil constitué à partir d’outils ou de services déjà existants au sein de l’État". 

Haut de page