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Transports - Voitures électriques : les Français ont un a priori favorable, mais manquent d'information

Les Français ont un a priori favorable sur la voiture électrique, mais sont finalement peu nombreux à en acheter, en raison principalement d'un manque d'information sur ce type de véhicules, en termes de prix et d'autonomie notamment, selon un sondage Ipsos publié ce 15 septembre, en prélude à la Semaine européenne de la mobilité organisée par le ministère de l'Ecologie du 16 au 22 septembre. Cette étude a été réalisée pour l'Association nationale pour le développement de la mobilité électrique (Avere) et le groupe Mobivia - Norauto, Auto 5, Midas, Carter-Cash, Synchro Diffusion, Oxyo-pneus.fr et Bythjul.com - auprès d'un échantillon représentatif de 1.005 personnes, du 22 au 29 août. Elle révèle que la voiture électrique est, pour 93% des sondés, innovante, pour 92%, respectueuse de l'environnement, mais aussi, pour 81%, économique et agréable à conduire.
Néanmoins, souligne le communiqué de l'Avere et de Mobivia, "de nombreux freins perdurent", qui "nuisent à la concrétisation en acte d'achat et proviennent d'un sentiment d'information encore très insuffisant". Ainsi, le "premier obstacle qui continue d'être évoqué par les Français (est) l'autonomie 'restreinte' de ces véhicules", mise en avant par 64% des personnes interrogées. "44% des Français déclarent qu'ils porteraient plus d'intérêt à la voiture électrique si son autonomie était supérieure à 250 kilomètres par jour", selon cette étude, qui note néanmoins qu'"en France, la distance moyenne parcourue quotidiennement est de 31 kilomètres et les voitures passent 80% de leur temps stationnées" alors que "les modèles électriques disponibles affichent une autonomie qui dépasse largement les 100 km avec un temps de recharge allant de 20 minutes à 8 heures". 51% des personnes interrogées évoquent également le manque de stations de recharge. "Or, au-delà des bornes qui commencent à se déployer dans l'espace public, la possibilité de recharger chez soi ne semble pas assez intégrée", soulignent l'Avere et Mobivia alors que "selon le ministère du Logement, elle est possible pour les 18,4 millions de logements individuels".
Quant au prix d'une voiture électrique, 71% des sondés ne le connaissent pas, et 83% disent être mal informés des aides de l'Etat pour une telle acquisition. Par ailleurs, le fait qu'"il en coûte 2 euros pour effectuer 100 kilomètres en voiture électrique et 9,10 euros avec une voiture roulant à l'essence sans plomb", est ignoré de 80% des sondés. Parmi les 12% ayant déjà essayé une voiture électrique, comme conducteur ou comme passager, 70% les trouvent sécurisantes, 72% les jugent fiables et 65% louent leur côté pratique.

Anne Lenormand

Des véhicules électriques en autopartage expérimentés à Grenoble
La communauté d'agglomération de Grenoble a présenté le 12 septembre un service expérimental de véhicules électriques en autopartage connecté au réseau de transports en commun, en partenariat avec Toyota et EDF. A partir du 1er octobre et pour une durée de trois ans, soixante-dix petits véhicules électriques Toyota, à trois ou quatre roues, seront disponibles dans 27 stations de Grenoble et des communes avoisinantes. Au total, 161 points de recharge ont été installés sur le territoire de l'agglomération, dont 41 pour des véhicules électriques et hybrides classiques. Moyennant un abonnement au service Cité lib (0 à 15 euros par mois), les Grenoblois pourront emprunter ces véhicules en payant un tarif dégressif compris entre 3 euros et un euro par quart d'heure. "Ce n'est pas simplement le partage du véhicule, c'est aussi une connexion complète avec les autres modes de transport et la possibilité de réserver", a décrit Didier Leroy, patron de Toyota Europe, en évoquant une "expérimentation unique au monde". La réservation se fera via une application sur smartphone ou tablette. Les usagers des transports en commun bénéficieront de tarifs préférentiels et les véhicules électriques seront intégrés dans l'outil de planification de trajets élaboré par la société de transports en commun de l'agglomération. "C'est une expérimentation grandeur nature. On n'a pas, pour l'instant, de plan pour l'étendre à d'autres villes mais ça ne veut pas dire qu'on ne le fera pas", a commenté Jean-Yves Jault, responsable de la communication de Toyota Motor Europe. Les véhicules, 35 Toyota COMS et 35 Toyota i-ROAD, aux allures futuristes et aux couleurs vives, ont été présentés le 12 septembre à l'essai. L'évaluation de ce nouveau service portera aussi sur d'éventuelles dégradations ou actes de vandalisme. Les COMS ne sont en effet pas équipés de portières tandis que l'i-ROAD ne dispose pas de vitres. Selon Jean-Yves Jault, des discussions sont en cours "avec les autorités locales pour apporter une surveillance autour des bornes de recharge". Source AFP
 

 

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