7,25% de grévistes dans la fonction publique territoriale
"C'est injuste", "ras-le-bol des bas salaires" : de nombreuses manifestations ont eu lieu ce mardi 29 septembre un peu partout en France, à l'appel d'une large intersyndicale, pour protester contre le recul du pouvoir d'achat dans la fonction publique et demander davantage de moyens.
Plus de 300.000 personnes ont manifesté, selon la CGT, dont 70.000 à Paris. Selon le ministère de l'Intérieur, 206.000 personnes ont manifesté, dont 30.000 dans la capitale - parmi lesquelles 8.000 pompiers selon la préfecture de police.
Remontés contre la décision du gouvernement de geler à nouveau le point d'indice des fonctionnaires dans son projet de budget 2027, la CGT, FO, la CFDT, l'UNSA, la FSU, Solidaires, la CFE-CGC et la FA-FP ont appelé à la grève et organisé plus de 170 manifestations à travers le pays. Mots d'ordre : réclamer une revalorisation des salaires des fonctionnaires et des "moyens budgétaires à la hauteur" des missions des services publics.
Près de 10% des agents de la fonction publique d'État ont participé à la grève (9,96%), 7,25% de ceux de la fonction publique territoriale et 4,10% de ceux de la fonction publique hospitalière, selon des chiffres définitifs du ministère de l'Action et des Comptes publics. Chez les enseignants, un peu plus d'un sur dix (13,71%) faisaient grève, selon le ministère de l'Éducation nationale à la mi-journée.
Les syndicats dénoncent l'érosion du niveau de vie des fonctionnaires, grignoté par l'inflation et l'absence de revalorisation depuis 2023 du point d'indice.
A Paris, les pompiers, mis à rude épreuve cet été, ont défilé depuis la place d'Italie au milieu des pétards, sirènes et fumigènes pour demander "Des moyens, pas des miracles", selon leur banderole intersyndicale. Ils se sont ensuite mêlés aux autres manifestants. Reçus en milieu d'après-midi par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, les représentants de l'intersyndicale des pompiers ont reconnu à la sortie des "signaux positifs" envoyés par le ministre. "On est venu dénoncer l'état catastrophique de la sécurité civile", a expliqué leur porte-parole, Xavier Boy.
Ailleurs en France, près de 6.000 personnes se sont mobilisées à Lyon en fin de matinée, selon les autorités. Ils étaient 30.000 à Marseille selon la CGT, 3.800 selon la préfecture. A Toulouse, 11.000 personnes ont défilé selon la CGT, 6.800 selon la préfecture. Parmi eux donc, des enseignants, des AESJ...
La journée de mardi a aussi été marquée par la poursuite de blocages de lycées, mouvement lancé en banlieue parisienne. Le ministère de l'Education a recensé 338 établissements concernés.