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Transports - Accord entre la SNCF et la région Paca pour améliorer le réseau TER

La SNCF et la région Paca ont signé le 14 janvier à Marseille un protocole visant à améliorer la qualité du service des TER. "Depuis des années, ceux que la SNCF appelle ses clients et que nous appelons les usagers se plaignent de l'accumulation des retards et des suppressions de trains. Nous ne voulons plus les voir piétiner sur les quais de Marseille, Toulon ou Grasse en regardant leur montre", a déclaré Michel Vauzelle lors d'une conférence de presse. "Il y avait trop de trains supprimés en Paca, pour une multitude de causes. On a surmonté nos difficultés, sans tabou ni bouc émissaire. On est sorti de la période de crise", a affirmé à ses côtés le président de la SNCF, Guillaume Pepy.
Environ 700 trains transportent 100.000 personnes chaque jour dans la région. Il y a un an, le président de la région Paca était sorti de ses gonds à l'encontre de la SNCF, accusant l'entreprise de "voler" le contribuable en n'assurant pas un service TER à la hauteur des trois milliards d'euros investis par la collectivité dans le réseau depuis 1998. Un plan d'actions, baptisé "Priori'T", a depuis été élaboré par les différentes parties (région, SNCF, Réseau Ferré de France et cheminots), dont l'ambition est un "redressement significatif de l'exploitation TER d'ici fin 2011 afin d'atteindre les objectifs de qualité prévus au contrat d'exploitation 2007/2016".
Les 250 mesures concrètes du plan visent principalement à améliorer la ponctualité des trains et l'information des passagers, ainsi qu'à réduire le taux de trains supprimés, toutes causes confondues y compris les grèves, à 3,5% au quatrième trimestre 2011, contre plus de 8% début 2010. Réseau Ferré de France s'est parallèlement engagé à investir 14 millions d'euros dans les infrastructures de la région.
L'accord règle aussi les différends financiers entre la région et la SNCF, en réformant temporairement le système des pénalités que la collectivité avait doublées en 2008 pour sanctionner l'entreprise. La SNCF va verser 5,5 millions d'euros à la région, plus 2,25 millions au titre d'une contribution exceptionnelle à l'investissement. Un mécanisme de malus trimestriels, plafonnés à 12 millions d'euros, sanctionnera désormais les éventuels manquements de l'entreprise.
Les dirigeants de la SNCF se sont enfin félicités de l'amélioration du dialogue social. Après une série de grèves à répétition en 2008-2009, ils ont aussi accepté d'augmenter les effectifs à la demande des syndicats, avec l'ajout de 50 contrôleurs et de 25 conducteurs dans la région, via des mutations et des recrutements.
 

 

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