Alliance Villes Emploi prêt à s’investir dans le plan de relance

Le réseau des Maisons de l’emploi et des Plie attend de pied ferme la concrétisation des divers plans de relance et lance un appel à contribution pour faire remonter du terrain les bonnes pratiques mises en œuvre dans son réseau.

Jusqu’au 16 novembre, Alliance Villes Emploi (AVE)  invite ses adhérents à participer à un appel à contribution visant à valoriser les actions innovantes qu’ils ont portées en 2020 sur une plateforme dédiée qui sera mise en ligne début décembre. Trois thématiques sont privilégiées : outils numériques et nouvelles organisations à distance ; soutien et mobilisation des entreprises ; innovation sociale et transition écologique. Des sujets en lien direct avec les axes de France Relance avec lesquels AVE assure être en phase. "Notre réseau, plutôt bien outillé pour faire face à la crise, a en effet la capacité à rebondir dans la logique des mutations économique, environnementale et numérique à l’échelle des bassins d’emploi et à apporter les expertises nécessaires sur les territoires", prévient Lucie Becdelièvre, déléguée générale d'AVE.

Quelle articulation pour les plans de relance ?

La déléguée générale d’Alliance Villes Emploi s’interroge en revanche davantage sur la dynamique du plan de relance qui semble déjà obsolète au regard de la situation sanitaire, alors qu’il a été conçu initialement dans le cadre d’un arrêt, puis d’un redémarrage de l’activité, "ce qui n’est pas le cas", souligne-t-elle. Et de regretter : "Nous ne sommes toujours pas dans l’opérationnalité."

Tout l’enjeu est de savoir comment les divers plans (européen, français, régionaux) s’articuleront entre eux, ainsi qu’avec le Fonds social européen (FSE) dont la nouvelle programmation doit débuter au 1er janvier 2021. En effet, en dépend la capacité des Plie à travailler sur le terrain, car leur modèle économique s’appuie sur le FSE dont la diminution de l’enveloppe est actée, mais "à ce jour nous n’avons aucune visibilité ni information sur les arbitrages prévus au niveau européen ou national", déplore Lucie Becdelièvre.

Préoccupations "partagées" avec Brigitte Klinkert

D’autant plus que, si à ce jour, les maisons de l’emploi et autres Plie ne connaissent pas d’affluence, la situation pourrait évoluer avec la fin ou le non renouvellement des contrats d’intérimaires et d’emplois précaires, même si "les dispositifs de chômage partiel fonctionnent bien aussi pour ces catégories", admet la déléguée générale d’AVE qui a participé à la rencontre le 20 octobre entre Brigitte Klinkert, ministre chargée de l’insertion et Nathalie Delattre, présidente d’Alliance Villes Emploi. Un échange "cordial" de 1h20 au cours duquel la ministre a partagé avec les responsables d’AVE "ses préoccupations en faveur des personnes les plus éloignées de l’emploi" et "l’importance du rôle des territoires dans la construction de solutions au plus près des personnes et des entreprises bénéficiaires finales des politiques publiques".

Clauses sociales : enjeu de la commande publique

En revanche, Lucie Becdelièvre met en avant la position "très volontariste" du gouvernement en faveur des clauses sociales dans la commande publique, à condition toutefois que les marchés soient lancés. Les collectivités ont ici une double casquette, rappelle-t-elle en étant "à la fois acheteur et créateur de poste de facilitateur".

Pour cette dernière, la réticence des entreprises à mettre trop de conditions dans les marchés tient plutôt de la "posture de principe des fédérations et grands groupes". "80% des clauses sociales sont assurés par des PME qui ont compris qu’il s’agissait davantage d’une alternative RH qu’une contrainte", souligne la déléguée générale d’Alliance Villes Emploi.  

 

 

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