Hébergement - Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse installent le comité de suivi du plan de mise à l'abri des migrants de Calais

Le 26 février, le ministre de l'Intérieur et sa collègue du Logement ont réuni, au ministère du Logement, l'ensemble des associations et des services de l'Etat intervenant sur la "lande de Calais", le nouveau nom officiel de la "jungle". Il s'agissait, en l'occurrence, de la première réunion du comité de suivi du plan de mise à l'abri des migrants. Celle-ci intervient au lendemain de la décision du tribunal administratif de Lille qui, en rejetant les recours de plusieurs associations, a autorisé l'évacuation des migrants de la zone Sud de la lande. Celle-ci devrait se faire progressivement dans les prochains jours.

Rendre la démarche de mise à l'abri "plus efficace et plus transparente"

En pratique, ce comité de suivi rassemble les services des deux ministères, ainsi que l'Ofii (Office français de l'immigration et de l'intégration) et l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et des apatrides). Il doit se réunir tous les quinze jours avec l'ensemble des partenaires associatifs "investis pour intervenir à Calais".
Sa mission sera de "mieux prendre en compte les besoins et de mieux orienter" les migrants et de "rendre cette démarche de mise à l'abri des migrants plus efficace et plus transparente". En pratique, ses réunions doivent notamment permettre de mieux connaître les places disponibles et leur localisation sur le territoire, d'améliorer le suivi et l'accompagnement des personnes en centres d'accueil et d'orientation (CAO) "tant d'un point de vue médical que d'aide aux demandes d'asile en France ou en Angleterre", mais également "pour ceux qui auront besoin de plus de temps pour quitter la lande, de travailler à l'amélioration des conditions de vie dans la zone Nord, en installant des espaces de socialisation, des écoles et des lieux de culte".

Hébergements supplémentaires et accès au logement

A l'occasion de la réunion, Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse ont indiqué avoir demandé aux préfets d'ouvrir, au sein des CAO, des places d'hébergement pour l'ensemble des migrants aujourd'hui présents sur la lande. D'ores et déjà, 500 places supplémentaires étaient disponibles le jour de la réunion et 500 autres le seront "dans les quinze prochains jours".
De son côté, la ministre du Logement a indiqué que ses services travaillent à la mise en place de solutions d'accès au logement pour les demandeurs d'asile qui obtiendront le statut de réfugiés. Ainsi, "près de 1.000 logements sociaux vacants sont prêts à être utilisés et d'autres solutions de logement adaptées pourront être mobilisées".
Les deux ministres ont réaffirmé qu'aucune mesure de coercition ne sera prise à l'égard de ceux qui rejoindront les CAO, et que "personne ne serait mis à la rue tant que des solutions n'auront pas été trouvées".
Enfin, pour répondre aux vives inquiétudes exprimées par la Défenseure des enfants sur le sort des mineurs isolés étrangers (voir notre article ci-contre du 26 février 2016), Emmanuelle Cosse a affirmé que "le comité de suivi veillera à assurer une prise en charge spécifique de tous les mineurs et à trouver les solutions pour que plus aucun mineur n'arrivant à Calais ne passe une seule nuit dans la lande".
 

 

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