Localtis
Anne Lenormand avec AFP / Localtis

CDG Express : report de la mise en service à "fin 2025"

Transport mobilité durable

Ile-de-France

La ministre des Transports Elisabeth Borne a annoncé ce 29 mai "un report" de la mise en service de la future liaison ferroviaire CDG Express entre Paris et l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle "à fin 2025 afin de limiter l'impact des travaux" pour les usagers franciliens.

La future liaison ferroviaire CDG Express entre Paris et l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle ne sera pas opérationnelle pour les Jeux olympiques de Paris-2024, comme cela avait été initialement annoncé. Dans un rapport remis le 18 avril dernier, le préfet de la région Ile-de-France Michel Cadot avait proposé deux scénarios au gouvernement pour la réalisation de ce projet décrié par de nombreux élus franciliens, suggérant une mise en service à temps pour les JO, moyennant une longue interruption du RER B, ou pour fin 2025. C'est finalement cette deuxième option qui l'a emporté. Tout en jugeant le CDG Express "indispensable pour Paris et l'Ile-de-France", la ministre des Transports Elisabeth Borne a annoncé ce 29 mai un report de sa mise en service "afin de limiter l'impact des travaux" et de faire "primer l'intérêt des voyageurs durant cette période de chantier".
Le groupe ADP, gestionnaire des aéroports de Paris, la Délégation interministérielle aux Jeux olympiques et Paralympiques (Dijop), et la société de projet CDG Express s'étaient prononcés en faveur du scénario 2024, tandis que les régions Ile-de-France et Hauts-de-France, Ile-de-France Mobilités, la ville de Paris, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne préféraient attendre fin 2025. Les nombreux habitants et élus d'Ile-de-France contestant le projet craignent notamment que les travaux ne perturbent trop les lignes de trains de banlieue au nord de Paris - et en particulier le RER B -, d'autant que 15 chantiers importants sont prévus ces prochaines années dans ce secteur.

Surcoût attendu

Alors que le coût initial est estimé à 1,8 milliard d'euros, le surcoût du scénario retenu pourrait avoisiner "quelques dizaines (de millions d'euros), une centaine au maximum", a précisé Elisabeth Borne. Pour la période des JO, la ministre a indiqué avoir demandé à la SNCF, "conformément à la recommandation du rapport de mission", d'organiser en lien avec Ile-de-France Mobilités un service spécifique direct entre l'aéroport Charles-de-Gaulle et Paris sur le RER B. Le préfet de région sera en outre chargé de mettre en place un observatoire de la qualité de service du RER B ainsi qu'un comité de suivi des travaux, toujours en lien avec Ile-de-France Mobilités, "afin de faire toute la transparence et d'ajuster les plannings et les dispositifs d'accompagnement (information, substitution) en temps réel", a ajouté la ministre.
 

Haut de page