Personnes âgées - Des établissements mieux armés contre la canicule, mais avec de fortes disparités régionales

Dans une lettre ministérielle du 29 mai 2007, le ministre de la Santé demande aux services extérieurs de valider les résultats du recensement des dispositifs mis en place au sein des établissements pour personnes âgées dans le cadre des plans Canicule départementaux. Cette étude, à jour au 23 mai 2007, porte sur 2.767 logements foyers et 6.668 établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou non (Ehpa). Les informations recueillies témoignent d'une nette amélioration de la situation, mais avec de fortes disparités selon les régions.
En matière de procédures à mettre en oeuvre en cas d'épisode caniculaire, 99% des Ehpa(d) et 86,5% des logements foyers installés en France métropolitaine sont aujourd'hui dotés d'un plan bleu. De même, 61% des Ehpa(d) ont passé une convention avec un établissement de santé voisin, afin de définir des modalités de prise en charge en cas de canicule. Ce pourcentage n'est que de 30% dans les logements foyers. Si les résultats sont assez homogènes entre régions pour les plans bleus, il n'en va pas de même pour les conventions. Ainsi, pour les Ehpa(d), le taux de signature est de 98,6% en Haute-Normandie, de 85% en Bretagne et de 84% dans le Nord-Pas-de-Calais, mais il tombe à 41% en Ile-de-France, à 39% en Champagne-Ardenne et à 32% en Aquitaine.
Les contrastes sont nettement moins prononcés en ce qui concerne la mise en place, dans chaque établissement, d'au moins une pièce rafraîchie (au sens de l'article D.312-161 du Code de l'action sociale et des familles). Il est vrai que le taux d'équipement national atteint 97,6% pour les Ehpa(d) et 91,2% pour les logements foyers. Grâce aux financements apportés notamment par les départements, la quasi-totalité des régions se situe désormais au-delà de 95% pour les Ehpa(d), à l'exception de la Franche-Comté (92,2%), de la Haute-Normandie (91,2%) et de la Lorraine (83,2%).
Retour aux contrastes avec la mise en place, par les communes, des registres de recensement des personnes fragiles. Ceux-ci permettent aux personnes âgées isolées de se faire connaître de la mairie, afin de bénéficier d'une aide éventuelle en cas de canicule. Si la quasi-totalité des villes de plus 10.000 habitants a ouvert un tel registre - à l'exception notable de celles de l'Essonne - la situation est beaucoup plus confuse dans les communes de moindre importance : certaines Ddass ne comptabilisent que les communes de plus de 2.500 ou de 5.000 habitants, tandis que d'autres calculent leur taux sur l'ensemble des communes. Encore faut-il s'entendre, même dans les villes importantes, sur la réalité de ce registre, qui varie selon l'investissement des services communaux. Deux communes d'un même département - l'une de 50.000 et l'autre de 15.000 habitants - affichent ainsi un registre comptant respectivement 1.000 et... une personnes inscrites.

 

Jean-Noël Escudié / PCA

 

Référence : ministère du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, lettre ministérielle du 29 mai 2007 (à paraître au Bulletin officiel du ministère).

 

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