Ecoles d'art territoriales : une mission pour surmonter les fragilités de fond

Les écoles supérieures d'art et design territoriales, qui connaissent des difficultés financières chroniques depuis plusieurs années, ne vont pas encore vivre leur grand soir budgétaire, mais l'État se penche toutefois sur leur cas pour tenter de résoudre leurs problèmes sur le long terme. C'est le sens de la réponse du ministère de la Culture, par la voix de Michel Fournier, ministre délégué chargé de la ruralité, à une question de Sylvie Robert, en marge des débats parlementaires autour du projet de loi de finances pour 2026.

La sénatrice d'Ille-et-Vilaine – après avoir rappelé qu'à la suite des fermetures des écoles de Rueil-Malmaison, Perpignan et Valenciennes, ce réseau d'établissements sous la responsabilité des collectivités était "en train de se fragiliser" et que la tutelle du ministère de la Culture "ne peut être considérée comme satisfaisante" – souhaitait savoir si le gouvernement serait favorable à un abondement des crédits en faveur des écoles d'art territoriales de 4,5 millions d'euros.

Dans sa réponse, le ministère écarte tout abondement budgétaire, arguant que "pour répondre à la crise des écoles d'art territoriales, il ne faut ni mettre en œuvre une stratégie générique qui méconnaîtrait le détail des situations ni se contenter d'apporter des réponses en urgence qui ne permettraient pas de régler les questions de fond".

En revanche, il souligne que "ces écoles sont évidemment au cœur de la réflexion du ministère pour l'avenir", avant d'ajouter qu'il travaille "à l'élaboration d'une cartographie de l'offre d'enseignement supérieur" et que, parallèlement, une mission a été confiée à l'inspection générale des affaires culturelles (Igac) et à l'inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR) "pour objectiver la situation financière des écoles, analyser leur modèle économique et proposer des pistes pour surmonter leurs fragilités sur le long terme".

Les trente-trois écoles d'art territoriales accueillent quelque 8.200 étudiants. Elles sont financées à hauteur de 80% par les collectivités et de 10%, en moyenne, par l'État. Les deux tiers d'entre elles affichent un déséquilibre budgétaire structurel.

 

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