En montagne : un hiver touristique satisfaisant, des territoires à la peine
"Globalement satisfaisant", c'est ainsi que l'Observatoire national des stations de montagne, porté par l'ANMSM (Association nationale des maires de stations de montagne) et Atout France, qualifie le bilan de la saison hivernale 2025-2026. Pas d'emballement, donc, mais une fréquentation en progression de 2,5% par rapport à la saison 2024-2025, et un taux d'occupation de 73%, contre 71%.
Cette dynamique, souligne l'Observatoire national des stations de montagne, a été portée par un bon niveau d'enneigement qui a permis à plus de quarante domaines skiables de prolonger leur activité jusqu'à fin mars. Elle s'explique aussi par une montée en puissance de la période inter-vacances. Les taux d'occupation sont ainsi en augmentation en janvier (67% contre 64% l'an passé) et en mars (57% contre 52%). Alors que de leur côté, les périodes de vacances affichent un bilan plus mitigé : si les taux d'occupation à Noël ont légèrement progressé (86% contre 85% en 2024-2025), les vacances d'hiver sont en repli (81% contre 84%), et les taux de réservation pour les vacances de Pâques laissaient apparaître une léger retrait (24%, contre 26%).
Côté pratiques, le ski a toujours la cote. Le nombre de forfaits vendus au 6 mars se situe au même niveau que la saison passée à la même date et dépasse de 5% la moyenne des quatre hivers précédents, tandis que les réservations de cours de ski en ligne ont progressé de 13% et les heures d'enseignement de 2% par rapport à la même période de la saison passée.
Enfin, le bilan de l'Observatoire national des stations de montagne fait état de "quelques nuances selon les massifs". En effet, toujours au 6 mars, seuls trois grands domaines skiables connaissaient une hausse de fréquentation par rapport à la saison précédente : les Alpes du Sud (+5%), les Pyrénées (+3%) et la Haute-Savoie (+1%). Dans les Vosges (-2%), en Savoie (-3%) et en Isère-Drôme (-3%), la baisse de la fréquentation est contenue. En revanche, elle chute plus lourdement dans le Massif central (-10%) et dans le Jura (-14%).