Fonction publique : les syndicats quittent une réunion sur les rémunérations
Le gouvernement a lancé lundi 13 avril un nouveau cycle de discussions sur les rémunérations dans la fonction publique avec les organisations syndicales, qui déplorent de concert l'absence de gestes concrets et qui ont quitté la réunion prématurément, selon des sources syndicales.
Le ministre David Amiel avait promis mi-janvier le lancement de nouvelles discussions sur les rémunérations des agents publics, constatant notamment un "tassement des grilles salariales" qui structurent les rémunérations. Une première réunion s'est tenue ce lundi 13 avril à la direction générale de l'administration de la fonction publique (DGAFP), mais les syndicats l'ont quittée avant son terme.
Dans un communiqué de l'intersyndicale, les huit organisations représentatives ont fait part de leur "mécontentement" et réclamé des "mesures urgentes et immédiates" en faveur du pouvoir d'achat des agents, notamment la hausse de la valeur du point d'indice.
Selon l'Unsa fonction publique, l'inflation cumulée de 2022 à aujourd'hui est supérieure à 14%, et a été seulement partiellement compensée par des augmentations de la valeur du point d'indice de 5%, soit un différentiel d'au moins 9 points de pourcentage, a affirmé à l'AFP son secrétaire général, Luc Farré. De son côté, Force ouvrière a regretté que la réunion ait seulement permis "d'égrener des constats", selon son secrétaire général Christian Grolier, qui demande également des mesures compensatoires en raison de la hausse des prix des carburants et de l'inflation. Il a déploré que les agents publics aient été "oubliés" dans le cadre des mesures de soutien décidées par le gouvernement face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient.