François Sauvadet, nouveau président de l'ADF

François Sauvadet a été élu ce 27 juillet à la tête de l'Assemblée des départements de France, où il succède à Dominique Bussereau.

L'Assemblée des départements de France (ADF) était réunie ce 27 juillet en assemblée générale pour élire son nouveau président suite aux élections départementales des 20 et 27 juin dernier. Nouveau, dans la mesure où Dominique Bussereau –  qui présidait l'ADF depuis 2015 (voir notre article de 2015…) après une présidence de gauche avec Claudy Lebreton – ne s'était pas représenté à la tête de son département de Charente-Maritime.
C'est François Sauvadet, président du conseil départemental de la Côte-d’Or depuis 2008, qui représentera désormais pour la mandature 2021-2028 cette association réunissant les présidents de département. Il présidait depuis 2016 le groupe "droite, centre et indépendants" (DCI) de l'ADF. Ancien ministre de la Fonction publique sous François Fillon en 2011, les agents publics connaissent la loi de 2012 qui porte son nom (loi "relative à l’accès à l’emploi titulaire et à l’amélioration des conditions d’emploi des agents contractuels dans la fonction publique"). Membre de l'UDI, il est conseiller départemental depuis plus de vingt ans (1998) et affiche cinq mandats de député, sans oublier des mandats municipaux et régionaux. Le choix en faveur de François Sauvadet était prévu, du fait de l'équilibre politique issu du scrutin de juin (voir notre article du 1er juillet)… et du fait que son nom était sorti vainqueur d'une "primaire" entre élus de droite et du centre de l'ADF.

François Sauvadet s'est situé dans la droite ligne de son prédécesseur en rappelant que les départements ont été "en première ligne pour répondre aux conséquences sociales" de la crise des gilets jaunes puis de la crise sanitaire "pour venir en aide à nos concitoyens fragilisés, côte à côte avec les maires", palliant "les insuffisances des réponses de l’État, notamment celles des ARS, et la confusion des directives ministérielles, par [leur] réactivité et la mobilisation de [leurs] 300 000 agents". Il a en outre d'emblée tracé "cinq chantiers prioritaires", rapporte l'ADF dans un communiqué :
"- Les ministères ne doivent pas prendre les départements pour des services territoriaux chargés de mettre en œuvre leurs directives.
- Chefs de file des solidarités humaines, les départements doivent être en capacité de réagir à la détresse de nos concitoyens et être une force de proposition.
- L’ADF, dans un pacte fondateur, proposera une vision réaliste de ce que doivent être nos départements dans la République décentralisée que nous appelons de nos vœux, avec le couple commune/département au cœur de la proximité républicaine plébiscitée par les Français.
- Il convient donc de retrouver des marges de manœuvre fiscales pour les départements et assurer leur indépendance vis-à-vis des dotations de l’État.
- Il faut faire de la diversité de nos départements une force pour porter la voix de nos concitoyens des zones urbaines, périurbaines, rurales et ultramarines. Chaque département comptera."

 

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