Génération 2030 : le label pour piloter le développement de la pratique sportive à l'école évolue
Successeur de Génération 2024, le label olympique Génération 2030 est désormais opérationnel. S'il vise toujours à développer la pratique sportive en milieu scolaire, il évolue en proposant trois niveaux de labellisation. L'implication des collectivités y est plus que jamais d'actualité.
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L'annonce avait été faite au printemps dernier par les ministres de l'Éducation nationale et des Sports d'alors, Élisabeth Borne et Marie Barsacq (lire notre article du 3 avril 2025), elle s'est concrétisée par une note de service parue au Bulletin officiel de l'Éducation nationale le 18 décembre : le label Génération 2030 est désormais sur les rails.
Destiné à succéder à Génération 2024, le nouveau label – qui permet la reconnaissance de l'implication des structures scolaires ou universitaires – se positionne comme un outil de pilotage du développement des offres liées à la pratique sportive chez les jeunes, et entend promouvoir et valoriser l'engagement de toute la communauté éducative autour de projets structurants.
Un nouveau cahier des charges en vue de la labellisation Génération 2030 est également publié. Il précise que "les collectivités territoriales sont des acteurs essentiels avec lesquels les écoles et établissements engagés sont encouragés à travailler, dans l'objectif d'inscrire durablement leur démarche dans les projets éducatifs portés par ces territoires".
"Partage optimisé des installations"
Parmi les cinq axes stratégiques du cahier des charges, on relève celui visant à "s'ouvrir à son environnement en diversifiant les lieux de pratique". Comment ? En mobilisant davantage les équipements sportifs et espaces de pratiques et en mettant en œuvre "un partage optimisé des installations". "Une telle démarche impose une implication active et coordonnée des écoles, des établissements scolaires, universitaires, agricoles ou médicosociaux, du mouvement sportif et des collectivités territoriales", ajoute le texte. Concrètement, cela revient notamment à "maximiser l'utilisation et la valorisation du patrimoine sportif local".
Dans l'objectif de l'organisation des Jeux olympiques d'hiver dans les Alpes françaises en 2030, l'accent devra être mis sur les sports de nature, en particulier de montagne. Outre les équipements propres aux écoles ou établissements, les espaces naturels, sites et itinéraires devront être ouverts à la pratique, "le cas échéant sous le contrôle des collectivités propriétaires", souligne le cahier des charges.
Cohérence avec les projets des collectivités
Dans le cadre du processus labellisation, le document insiste sur le fait que "les actions conçues et mises en œuvre impliquent de travailler étroitement avec les collectivités territoriales, ainsi que de tisser des liens avec le mouvement sportif local et éventuellement les entreprises", et demande une "cohérence avec les projets développés par les collectivités territoriales".
Enfin, le cahier des charges de Génération 2030 introduit une nouveauté par rapport à Génération 2024 : la labellisation pourra se faire selon trois niveaux. Sur l'axe correspondant aux lieux de pratique, le niveau 1 correspond par exemple à "recenser les espaces possibles de pratique dans son environnement proche" tandis que le niveau 3 va jusqu'à demander d'aménager, en lien avec la collectivité, la cour de l'école "pour la rendre active, non genrée [sic] et végétalisée". Il est à noter que, sauf avis contraire de leur part, les écoles et établissements labellisés Génération 2024 sont automatiquement labellisés Génération 2030 de niveau 1.
Les candidatures des niveaux 1 et 2 seront étudiées selon le calendrier de chaque rectorat. Celles du niveau 3 seront examinées par une commission nationale qui attribuera la labellisation le 31 mai de chaque année.