Grand âge : bilan en juin des besoins en région
Les agences régionales de santé (ARS) finaliseront leurs travaux sur l'offre de soins pour les personnages âgées en juin, a indiqué le 7 février à l'AFP le cabinet de la ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de l'autonomie, Charlotte Parmentier-Lecocq. "Les ARS ont été missionnées pour engager un travail de prospective avec tous les départements permettant de poser un diagnostic précis sur l'offre actuelle et les besoins à court, moyen et long terme", selon la même source. "La dynamique démographique n'est pas la même selon les départements : nous savons que certains départements (...) auront besoin de pouvoir développer des solutions rapidement", a ajouté le cabinet. Ces travaux seront "finalisés au mois de juin". "Des travaux sont également engagés pour réfléchir à la transformation de l'offre, au modèle de l'Ehpad de demain, aux parcours de soins et d'accompagnement alors que des publics plus dépendants seront à domicile", a jouté le cabinet de la ministre, qui va quitter le gouvernement.
Le "plan grand âge", promesse d'Emmanuel Macron remontant à 2018 qui devait enfin se concrétiser mi-février, est de nouveau reporté sine die avec le départ annoncé de Charlotte Parmentier-Lecocq. Aucune nouvelle date pour la présentation du plan, qui devait être dévoilé en janvier avant d'être reporté au 12 février, n'a été fixée (voir notre article du 6 février).
Le plan devait définir les réponses à apporter aux personnes en perte d'autonomie et aborder les questions de financement - qui financera les dépenses de demain ? quelle prise en charge individuelle ? quelle solidarité entre les retraités ? - sans pour autant trancher la question. Ce plan est réclamé depuis des années par les professionnels du secteur qui demandent des "mesures fortes", notamment en matière d'attractivité des métiers, et un effort budgétaire à l'heure où les plus de 60 ans représentent plus d'une personne sur quatre (27,7%) contre 19,6% en 1994.
Après les critiques émises et inquiétudes suscitées par le nouveau report du plan, Charlotte Parmentier-Lecocq a réaffirmé samedi que "la mobilisation du gouvernement sur le grand âge" était "totale" et qu'il en faisait "une priorité".