Pandémie - Grippe A H1N1 : Michèle Alliot-Marie prépare une communication pour les collectivités

Au-delà du risque sanitaire que fait courir la grippe A H1N1 ("grippe porcine"), il y a le risque économique et social et les collectivités sont en première ligne, notamment pour assurer la continuité des services quotidiens. C'est ce que devrait rappeler une communication actuellement en cours de finalisation au ministère de l'Intérieur. "Cette communication devrait intervenir très rapidement, assure-t-on à la délégation interministérielle à la lutte contre la grippe aviaire. Certes, le virus n'est pas aussi virulant qu'on aurait pu le craindre, mais il faut se tenir prêt, à l'image de ce qui a été fait au niveau national avec la cellule interministérielle de crise qui se réunit quotidiennement." L'objectif de cette communication : faire une piqûre de rappel des principaux textes et obligations, telles qu'elles figurent dans une circulaire du 10 avril 2008. Il est ainsi demandé aux maires d'établir un plan de continuité des services ou, pour les communes de moins de 1.600 habitants, de prévoir un volet pandémie grippale dans leur plan de sauvegarde. A côté de la campagne nationale lancée depuis le 5 mai dans la presse écrite, à la radio et la télévision pour sensibiliser le grand public, les maires ont là aussi un rôle à jouer en matière d'information en élaborant un plan communal de communication. Certaines villes, comme Saint-Etienne, à la pointe dans ce domaine, mettent à jour des informations sur leur site internet et renvoient aux services spécialisés pour toute demande d'information.

Parallèlement, les ministres de l'Intérieur et de la Santé, Michèle Alliot-Marie et Roselyne Bachelot-Narquin, ont réuni les préfets de zone, mardi, pour examiner avec eux la mise en œuvre du plan pandémie. Ellles leur ont demandé que soient mis à jour dans chaque département les plans de continuité d'activité, en ce qui concerne l'Etat comme les grands opérateurs et les plans de distribution des masques et des dispositifs de protection pour les primo-intervenants. En attendant, le recensement des stocks de masques et traitements antiviraux réalisé au niveau de l'Etat va se poursuivre dans les collectivités. Mais il est difficile aujourd'hui de connaître le niveau de préparation des villes. Une enquête de l'association de responsables publics de la gestion du risque Primo menée l'an dernier avait montré qu'une collectivité sur cinq, seulement, était prête !

Michel Tendil

 

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