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Anne Lenormand

PLF 2019 - Hausse du prix des carburants : les maires des stations de montagne redoutent l'impact sur le coût du déneigement

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En ce début de saison hivernale, l'Association des maires des stations de montagne (ANMSM) s'alarme de l'impact de l'augmentation du prix des carburants sur le coût du déneigement. Dans un communiqué diffusé ce 13 novembre, l'association, qui fédère plus d'une centaine de stations réparties sur les cinq massifs (Alpes du Nord et du Sud, Jura, Massif central, Pyrénées et Vosges) dénonce ainsi la suppression du tarif réduit de la taxe intérieure de consommation (TICPE) sur le gazole non routier prévue par l'article 19 du projet de loi de finances (PLF) pour 2019.
 "Contrairement à la trajectoire annoncée dans le PLF 2018, le gouvernement a prévu, sans aucune concertation, une hausse de 300% de la taxe sur le gazole non routier ce qui augmenterait le prix du carburant de 40 centimes par litre pour les communes supports de stations de montagne et ce dès le 1er janvier 2019", dénonce-t-elle. "Dans les stations de montagne, la présence de neige en période hivernale implique une utilisation des engins de gestion et de déplacement de la neige, consommateurs de carburant, utilisés pour assurer la sécurité des routes et des pistes (…), poursuit-elle. Le surcoût entraîné par la décision du gouvernement est d’autant plus insoutenable qu’il s’ajouterait aux contraintes budgétaires auxquelles doivent faire face les communes supports de stations avec des dotations réduites et des prélèvements importants au titre du Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC)". Charles-Ange Ginésy, président de l’ANMSM, estime donc cette décision "inacceptable" : "Cette hausse touche directement les opérations de déneigement et de damage ; des actions indispensables pour assurer la sécurité des routes et nos missions de service public. Ne nous trompons pas de combat, l’augmentation des taxes sur le GNR n’aura pas d’effet environnemental positif pour la simple raison qu’il n’existe aujourd’hui pas d’alternative !"

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