Intercommunalités de France : un duo Boris Ravignon - Christophe Degruelle entre en scène

C'est à la mi-octobre que l'on connaîtra le nom du futur président d'Intercommunalités de France. L'association d'élus tiendra alors son assemblée générale, en prélude à sa 36e Convention, le rassemblement annuel des élus et cadres intercommunaux, qui aura lieu à Dunkerque.

Pour mémoire, Sébastien Martin, qui présidait Intercommunalités de France depuis 2020, a été nommé ministre de l'Industrie en octobre dernier. Depuis, l'intérim est assuré par Sébastien Miossec, président délégué, et Virginie Lutrot, première vice-présidente. Sébastien Miossec ne s'étant pas représenté aux dernières élections (mairie de Riec-sur-Bélon et Quimperlé Communauté), souhaitant aujourd'hui se "reconvertir", le fauteuil de président est libre.

Les choses semblent toutefois déjà bien tracées puisque l'association a réuni mercredi dernier son conseil d'administration et son conseil d'orientation, lesquels ont "confié à l’unanimité" à Boris Ravignon et Christophe Degruelle "la mission de constituer une liste d’union pluraliste en vue du renouvellement des instances". Officiellement, "les listes candidates ont jusqu’au 14 août pour être déposées auprès de l’administration de l’association". Mais en pratique, on devrait avoir uniquement cette liste Ravignon-Degruelle, incitée à être "représentative des grands équilibres politiques issus des élections municipales et intercommunales et de la diversité des intercommunalités". Boris Ravignon, président LR d’Ardenne Métropole, est candidat à la présidence et Christophe Degruelle, président PS de la communauté d’agglomération de Blois, brigue la présidence déléguée.

Le tout se prépare alors que les élections municipales et communautaires ont réservé leur "lot de surprises" et rendent pour l'heure difficile toute lecture politique de la nouvelle carte des élus intercommunaux – "il n'y a pas de schéma", commentait récemment Sébastien Miossec. On constate en tout cas que la balance continue de peser plutôt au centre-droit, qu'il y a "un peu plus de présidents nouvellement élus qu'en 2020", et qu'on compte à peu près la même proportion de présidents n'étant pas élus de la ville-centre (soit environ 60%). Sébastien Miossec prévoit "pas mal de nouvelles têtes" dans les instances de l'association, avec au moins 30% de renouvellement. Intercommunalités de France est en train de travailler sur l'ensemble des résultats. Tout en lançant à l'attention des nouveaux élus une "campagne d'accompagnement" avec, notamment, ses "Essentiels", série de publications thématiques.

 

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