La Commission européenne et le Comité des régions veulent renforcer la place des territoires dans la recherche et l'innovation
La Commission européenne et le Comité européen des régions ont signé, le 24 avril, un nouveau plan d'action conjoint "pour une coopération renforcée en matière de recherche et innovation" (R&I).
"Seuls des écosystèmes locaux et régionaux robustes peuvent assurer une transition fluide entre l'excellence scientifique et des solutions commercialisables, favoriser la collaboration entre la recherche, l'industrie et les autorités publiques et créer les conditions nécessaires pour attirer, développer et retenir les talents", y affirment les signataires du document. Lesquels se fixent pour objectifs prioritaires de bâtir de tels écosystèmes, en soutenant la mise en œuvre de l'Espace européen de la recherche, mais aussi de "faciliter les transitions écologique et numérique", de "favoriser l'accès aux opportunités de financement et les échanges de bonnes pratiques", notamment en "sensibilisant" les autorités locales au programme Horizon Europe, et enfin de "soutenir l'élaboration de politiques publiques fondées sur des données fiables dans les régions".
Pour ce faire, le plan comprend une liste "non exhaustive" et "flexible" de 11 actions à conduire – dont la promotion du Nouveau Bauhaus européen – qui côté régions s'adressent pour l'essentiel aux membres du Comité, l'ambition étant surtout de "renforcer la dimension locale et régionale" de la politique de l'Union européenne dans le domaine. Il y a, a priori, matière, puisque si le document indique que la lettre de mission de la commissaire aux start-up, à la recherche et l'innovation, Ekaterina Zaharieva, "implique une action décisive pour résorber la fracture en matière d'innovation, libérer tout le potentiel des régions et garantir que la recherche et l'innovation apportent des bénéfices concrets pour les citoyens et les entreprises dans tous les territoires", on ne peut que constater que ladite missive reste bel et bien muette sur ces points.