La France a enregistré en 2025 la 4e année la plus chaude jamais mesurée

Derrière 2022, 2023 et 2020, 2025 est la quatrième année la plus chaude jamais mesurée en France, avec une température au-dessus de la normale de saison un jour sur deux, selon le bilan climatique annuel publié ce 15 janvier par Météo-France.

"Avec une température moyenne de 14,0°C, l'année 2025 se classe au quatrième rang des années les plus chaudes jamais enregistrées en France depuis le début des mesures en 1900", écrit Météo-France dans son bilan climatique 2025 publié ce 15 janvier. Ainsi les trois années les plus chaudes en France sont toutes intervenues depuis 2020 et les 10 années les plus chaudes, après 2010, indique l'établissement public. Au cours de l’année 2025, 1 jour sur 2 a enregistré une température au-dessus de la normale de saison contre 1 jour sur 5 seulement sous la normale, signe de l’évolution rapide de notre climat, estime l’organisme. Au niveau mondial, l'observatoire européen Copernicus et l'institut américain Berkeley Earth ont placé ce 14 janvier l'année 2025 à la troisième place des années les plus chaudes jamais enregistrées, derrière 2024 et 2023.

Episodes exceptionnellement chauds

"Plusieurs épisodes exceptionnellement chauds se sont succédé au cours de l'année durant lesquels la température a atteint des niveaux inédits pour la période sur de nombreuses régions", affirme Météo-France en prenant l'exemple de mai, juin, août, novembre et début décembre. Le thermomètre est ainsi monté à 42,5°C à Angoulême et 42,1 °C à Bergerac le 11 août. En juin, Avignon a connu 11 jours de fortes chaleurs (soit une température supérieure à 35°C) et Toulouse, Carcassonne et Nîmes 9 jours au cours de la même période. Val-d'Isère, à 1.850 mètres d'altitude, a enregistré 25,4°C le 19 septembre. Le 16 août, 30,4°C ont été relevés à Caixas (Pyrénées-Orientales) au plus “frais de la nuit”, soit la deuxième valeur la plus élevée jamais enregistrée à l’échelle nationale.

A l'inverse, "les épisodes anormalement froids ont été peu nombreux et peu intenses", poursuit Météo-France dans son bilan. "Les records de chaleur ont été 10 fois plus nombreux que les records de froid. Sans changement climatique, on enregistrerait autant de records chauds que froids", écrit l’organisme.

Des températures maximales plus élevées

Sur une large moitié sud du pays, les températures en moyenne sur l’année sont supérieures de 1 à 1,3°C aux moyennes de référence 1991-2020, détaille le bilan. Sur le nord, elles sont supérieures aux normales de +0,9 à +1°C. Les températures minimales sont plus proches des normales, avec une anomalie comprise entre +0,6 et +0,8°C sur la moitié nord et souvent proche de 1°C sur la moitié sud. En Provence–Alpes–Côte d’Azur, elles ont dépassé les normales de +1,3°C.

Les maximales ont été nettement plus chaudes en moyenne sur l’année, notamment en Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et Grand Est (+1,4 à +1,5°C au-dessus des normales). Des records de nombre de journées dépassant 35°C ont par ailleurs été battus, notamment sur le pourtour méditerranéen avec 22 jours à Perpignan et 23 jours à Salon-de-Provence mais aussi à Cognac avec 15 jours.

Cumul de précipitations légèrement déficitaire

Après une année 2024 très excédentaire, le cumul de précipitations de l’année 2025 à l’échelle de la France a été  légèrement déficitaire (–7%), avec de forts contrastes saisonniers, note Météo France. Les déficits ont atteint 15 à 20% en Normandie et dans les Hauts-de-France. Les cumuls de précipitations sont plus proches de la normale en Auvergne–Rhône-Alpes, Bourgogne–Franche– Comté, Bretagne, Occitanie et Corse. Le bilan est en revanche légèrement excédentaire en moyenne sur l’année en région Provence–Alpes–Côte d’Azur où la pluviométrie dépasse la normale de 30% localement en Provence avec plus de 850 mm comme à Toulon ou à Carpentras. En revanche, à Dunkerque comme à Ajaccio, le cumul annuel est proche de 500 mm, soit un déficit annuel respectivement de 30% et 20%.

Également pointée dans le rapport, la sécheresse des sols dont un épisode "a concerné 30% de la France de manière durable de mai à août (4 mois). Une proportion plus importante du territoire a été impactée, au moins de manière plus ponctuelle". Fin 2025, l’humidité des sols était en moyenne proche de la normale à l’échelle de la France, mais des Hauts-de-France aux Pays de la Loire et sur l’extrême sud du pays, les sols restent plus secs, note Météo France. Conséquence de la sécheresse, l’été 2025 a été marqué par de violents incendies,  comme celui de Ribaute (Aude) début août, hors normes par sa superficie (11.133 hectares brûlés) et son intensité.

Ensoleillement record dans la moitié nord

Enfin, après une année 2024 historiquement grise, l’ensoleillement a été excédentaire de près de 10% à l’échelle nationale, avec un soleil particulièrement généreux sur la moitié nord (+10 à 20%), souligne le bilan. Ainsi, avec plus de 1.850 heures à Charleville-Mézières, Rouen, Nancy ou Quimper, 2025 a été dans cette partie de la France l’une des années les plus ensoleillées avec 2022, 2003 ou 1990.

 

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