Jean Damien Lesay

La future Agence du sport verra le jour le 1er mars 2019

Tourisme, culture, loisirs

On en sait un peu plus sur la future Agence du sport. Dans un communiqué daté du 16 novembre, la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, annonce avoir présenté son projet au Premier ministre. La réforme en cours, entamée il y a un an par Laura Flessel, prédécesseur de Roxana Maracineanu, vise à "rénover une organisation caduque, aujourd'hui basée sur une forte tutelle de l’État sur les fédérations et marquée par un manque flagrant de coordination entre les acteurs du secteur". "Les principaux artisans du sport français, l’Etat, les collectivités territoriales, le mouvement sportif et le monde économique, vont désormais travailler de manière collégiale et concertée", précise le communiqué.

La nouvelle structure, qui remplacera notamment le CNDS (Centre national pour le développement du sport), sera une "agence unique d’appui, de financement et d’évaluation" qui assurera deux missions "intimement liées" : la haute performance et le développement des pratiques. Cette dernière mission "passera principalement par une action plus efficace vis-à-vis des publics et des territoires carencés, le soutien aux projets de développement fédéraux déclinés du niveau national jusqu’aux clubs, ainsi que par le financement d’initiatives portées par des associations non fédérales et d’équipements structurants". 

Mieux coordonner les politiques sportives des collectivités

Avec la nouvelle agence, le grand changement portera sur une nouvelle gouvernance du sport, puisque le pilotage de la future structure sera désormais "concerté et partagé". La structure prendra la forme d’un groupement d’intérêt public (GIP), qualifié d'"agile et fédérateur" par le ministère. Ses membres fondateurs, qui seront également représentés au sein du conseil d’administration, seront l’Etat, le mouvement sportif, les collectivités et le monde économique. Un préfigurateur sera nommé prochainement pour lancer sa construction en étroite collaboration avec les partenaires. En outre, le nom du futur président de l'agence est déjà connu. Il s'agit de Jean Castex, par ailleurs délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques.

En termes institutionnels toujours, le communiqué du ministère des Sports mentionne l'"évolution du rôle de chacun dans l’écosytème" de la gouvernance du sport. Ainsi, pour les collectivités "qui sont déjà les premiers financeurs du sport en France", la nouvelle agence permettra "de mieux se coordonner entre elles et avec l’Etat pour coconstruire les orientations déclinées sur leurs territoires". Du côté de l'Etat, l'évolution portera sur "une modernisation de ses missions d’observation stratégique, d’anticipation des pratiques, de régulation, de sécurité et de contrôle ainsi que [sur] la mise en oeuvre d’un vaste travail transversal avec les autres ministères, notamment ceux du Travail, de l’Éducation nationale et de la Santé, de manière à faire entrer le sport dans tous les champs de notre société". 

Sur le plan budgétaire, l’agence bénéficiera dans un premier temps des financements publics issus du CNDS, appelé à disparaître, ainsi que de la partie du programme Sport destiné au financement des fédérations sportives. "Des travaux ultérieurs seront menés pour déterminer les conditions dans lesquelles des financements privés pourraient être mobilisés", ajoute le ministère. 

Si la mise en place de cette nouvelle organisation sera "progressive et concertée avec le mouvement sportif, les collectivités et le monde économique", le lancement effectif est toutefois prévu pour 1er mars 2019.

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