Eau et assainissement - Le cinquième Forum mondial de l'eau fera la part belle aux autorités locales

Le 9 mars, Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, et Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'écologie, ont dévoilé les propositions que défendra la France au cinquième Forum mondial de l'eau, qui se tiendra à Istanbul du 16 au 22 mars. Entre 15.000 et 18.000 participants sont attendus à cette manifestation organisée tous les trois ans par le Conseil mondial de l'eau, en collaboration avec les autorités du pays hôte. "Ces propositions vont être axées sur les enjeux d'assainissement dans les mégapoles, sur les priorités d'hygiène, de dépollution des eaux usées, sur l'équilibre à viser entre d'un côté l'accès et de l'autre le coût de l'eau potable, sur l'impact du changement climatique sur les ressources en eau et sur la gestion de l'eau par bassin versant, en faveur de laquelle plaide le Partenariat français pour l'eau (PFE)", a détaillé Chantal Jouanno.

Né en 2007, ce PFE est un forum d'échanges sur la gouvernance et la gestion internationales de l'eau, dont les membres participent et alimentent en travaux les forums et manifestations mondiales sur l'eau. Cette structure recense une centaine de membres répartis sur six collèges, dont l'un rassemble les principaux représentants des collectivités françaises (Association des maires de France, Association des régions de France, Assemblée des départements de France, Association des maires des grandes villes de France, etc.).

"Le PFE, c'est une sorte de Grenelle permanent des acteurs de l'eau, a résumé Jean-François Le Grand, sénateur de la Manche. Doté d'une charte et d'un programme d'actions, il vise le consensus à travers les enjeux abordés et à élaborer des avis et messages communs. Il a pour vocation à témoigner des expériences et de l'expertise françaises en matière de gestion de l'eau, lesquelles reposent entre autres sur la planification des actions, la coordination par bassin et le pragmatisme des réponses apportées aux préoccupations locales." Le sénateur a invité à ce que le PFE soit pérennisé pour "l'après-Istanbul".

Le PFE défend par ailleurs la candidature de la France et de la ville de Marseille pour accueillir en 2012 le sixième Forum mondial de l'eau. Le choix de Marseille s'explique par le fait que le Conseil mondial de l'eau y possède son siège et que la ville se trouve logiquement bien positionnée sur d'autres fronts institutionnels, tels que l'Union pour la Méditerranée (UPM). A ce sujet, Jean-Louis Borloo a indiqué qu'au niveau national, 25 projets opérationnels et encore confidentiels étaient ficelés pour l'UPM. Autre ville en lice, celle de Durban, en Afrique-du-Sud.

Il est à noter que ce cinquième forum met en avant le rôle des autorités locales. Comme l'a noté Laurent Chabert d'Hières, à la tête de la Coalition eau, un regroupement de 22 ONG françaises, "il y a une forte volonté des maires français d'être présents à ce forum". Et même plus : l'AMGVF et Cités Unies de France y orchestrent ainsi une matinée de débats sur le thème de la coopération décentralisée au service de l'accès à l'eau. Enfin, les réseaux internationaux de collectivités ICLEI (Local Governments for Sustainability) et Cités et gouvernements locaux unis (CGLU) finaliseront à Istanbul une déclaration commune imposant aux pays signataires des objectifs précis en matière de gestion de l'eau.

 

Morgan Boëdec / Victoires-Editions

 

 

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