Le coup de rabot sur la majoration des allocations familiales est entré en vigueur
Le décalage de 14 à 18 ans de la majoration des allocations familiales pour les adolescents est entré en vigueur ce dimanche 1er mars, selon un décret paru la veille au Journal officiel, occasionnant un manque à gagner allant jusqu'à 900 euros par enfant par an pour certaines familles.
Jusqu'ici, les familles avec deux enfants bénéficiaient d'une majoration quand le plus jeune soufflait sa 14e bougie. Celles avec trois enfants ou plus bénéficiaient de cette augmentation pour chaque enfant franchissant cet âge, jusqu'à ses 20 ans. Désormais, la majoration n'interviendra qu'aux 18 ans de l'adolescent, jusqu'à ses 20 ans. Les familles dont l'enfant a eu 14 ans avant le 1er mars continueront toutefois de percevoir l'ancien dispositif. Cette majoration varie selon les revenus du ménage, allant de 18,88 euros à 75,53 euros par mois. Sur quatre ans, le manque à gagner pour certaines familles, les plus modestes, sera donc de 3.600 euros par enfant.
Selon le gouvernement, ce décalage, annoncé lors des discussions du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2026, permettra de réaliser 210 millions d'euros d'économies dès cette année, puis 1,2 milliard par an d'ici quatre ans. Elles permettront de financer le congé de naissance qui entrera en vigueur au 1er juillet, et s'ajoutera aux congés maternité et paternité. De deux mois pour chaque parent, il sera rémunéré à 70% du salaire net le premier mois et 60% le second. Le coût de ce congé est estimé à 600 millions d'euros en année pleine.
Les associations familiales ont déploré cette mesure, dans un contexte de tensions sur le pouvoir d'achat et de chute historique de la natalité.
| Référence : décret n° 2026-138 du 27 février 2026 portant à dix-huit ans l'âge de la majoration des allocations familiales. |