Le logement représente 28% du budget des ménages
Le logement a représenté 621 milliards d'euros de dépenses en 2025 pour les ménages français, soit 28% de leur consommation, en très légère hausse sur un an (+0,2 point), selon des chiffres publiés ce lundi 14 septembre par le gouvernement.
Les dépenses courantes de logement, soit les loyers, les charges, l'énergie et l'entretien, ont progressé de 1,9%, pour s'élever à 470 milliards d'euros l'an dernier. Les loyers ont notamment augmenté de 2,9% par rapport à 2024. Le logement a pesé pour moitié dans la hausse de 1,2% de l'ensemble des dépenses de consommation des ménages en 2025. Le poids du logement dans les dépenses des Français a plus que doublé entre les années 1960 et 2020, note le Service des données et études statistiques (SDES) du gouvernement dans son "Rapport du compte du logement 2025" publié ce 14 septembre.
L'investissement en logement a reculé de 4,4% sur un an, "principalement sous l'effet de la forte baisse de l'investissement dans le logement neuf (-12,9%)", note le ministre de la Ville et du Logement dans un communiqué de presse. Les aides publiques au logement de l'Etat ont représenté près de 46 milliards d'euros (+5,5%), répartis à parts égales entre aides aux occupants (comme les aides personnelles au logement APL) et aides aux propriétaires (avantages fiscaux, MaPrimeRénov' et autres). Les aides aux propriétaires ont bondi de 10% en un an, sous l'effet de la hausse des aides MaPrimeRénov' distribuées, avant que le dispositif ne connaisse un coup de rabot, tandis que les aides aux occupants ont crû de 1,3%.
L'Etat a en revanche perçu 103 milliards d'euros de recettes fiscales sur le secteur du logement, 4,9% de plus qu'en 2025.
Au 1er juillet 2025, la France compte 38,5 millions de logements (hors hébergement collectif comme les maisons de retraites et les résidences universitaires), qui se répartissent en 82,6% de résidences principales, 9,7% de résidences secondaires et 7,6% de logements vacants.
Sur 80 pages, le rapport fournit une grosse quantité de chiffres sur le secteur : parc, dépenses courantes, activité immobilière (investissement dans le neuf et dans l'ancien), aides au logement, prélèvements... Prélèvements qui incluent naturellement la taxe foncière et les droits de mutation à titre onéreux (DMTO). La hausse des montants de taxe foncière sur les propriétés bâties a été de 3,6% sur un an (soit +1,1 milliard en 2025), pour atteindre 31,6 milliards, contre 20,8 milliards dix ans plus tôt. Quant aux prélèvements de DMTO, ils se sont nettement redressés en 2025 (+18,8%, soit +2,4 milliards), après deux ans de forte baisse (-34,9% entre 2022 et 2024), "en raison du rebond du nombre de transactions immobilières dans l’ancien". Leur montant est de 13,6 milliards, contre 16,8 milliards en 2022.