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Le ministère du Travail prépare la sortie de crise

En prévision de la conférence du dialogue social qui se tiendra le 15 mars autour du Premier ministre Jean Castex, Élisabeth Borne a réuni le 9 mars les partenaires sociaux afin d’évoquer l’évolution des aides, notamment à l’embauche des jeunes, et la méthode de concertation sur la sortie de crise.

Bien que la pandémie soit toujours très active et que les menaces de confinement restent d’actualité, le gouvernement anticipe le retour à une vie si ce n’est normale du moins proche de la normalité. Et d’autant plus qu’il est conforté par les prévisions rassurantes de la croissance de l’activité française en 2021. En effet, l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) a annoncé le 9 mars une hausse de 5,9% et la Banque de France "d’au moins 5%". 
La sortie de crise et donc l’arrêt des aides qui accompagnent les entreprises et les salariés "quoi qu’il en coûte" depuis un an vont progressivement disparaître. Aussi, Élisabeth Borne a d’ores et déjà présenté aux partenaires sociaux qu’elle a réunis en visioconférence le 9 mars, des pistes d’évolution des aides à l’embauche des jeunes. À ce jour, 340.000 demandes d’aide à l’embauche et 495.000 demandes de prime à l’alternance ont été comptabilisées par le ministère du Travail. 

Prime à l’embauche des jeunes : arrêt, dégressivité ou prolongation 

"Après avoir partagé avec les partenaires sociaux quelques éléments de bilan sur le recours aux primes par les employeurs", indique le ministère dans un communiqué, "la ministre a présenté pour discussion différents scénarios d’évolution des aides (arrêt, dégressivité ou prolongation en l’état) qui seront tranchés le 15 mars lors de la conférence de dialogue social autour du Premier ministre". Par ailleurs, des concertations sectorielles seront également menées la semaine prochaine pour "préparer la levée progressive des restrictions sanitaires et adapter de manière pertinente le niveau de soutien aux entreprises dans la perspective de ces allègements".  
Mais nous n’y sommes pas encore puisque Élisabeth Borne a annoncé que les taux en vigueur de l’activité partielle sont maintenus jusqu’à fin avril. Ainsi, le reste à charge demeure nul pour les entreprises des secteurs protégés et de 15% pour les autres secteurs, tandis que l’indemnité pour les salariés est maintenue à 84% du salaire net. 
Enfin, la ministre a proposé aux partenaires sociaux d’engager "une réflexion commune de moyen terme, sur les changements durables suite à la crise, notamment concernant l’évolution des emplois et des compétences".