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Politique de la ville - Le programme "Ville Vie Vacances" 2017 est lancé

Les préfets ont reçu la circulaire 2017 du programme Ville Vie Vacances. Les orientations ont peu changé depuis l'année dernière. L'accent devra être davantage mis sur les activités du week-end du mois d'août et la coconstruction de ces activités avec les jeunes eux-mêmes devient incontournable. Le budget est de 7,4 millions d'euros.

Le commissaire général à l'égalité des territoires (CGET) a adressé le 9 janvier aux préfets une circulaire sur les orientations 2017 de Ville Vie Vacances. Le programme s'adresse toujours "prioritairement aux enfants et jeunes en difficulté des quartiers de la politique de la ville, âgés de 11 à 18 ans et éloignés de l'accès aux loisirs et aux vacances" pour leur permettre d'accéder, durant leur temps de vacances, à des activités culturelles, sportives et de loisirs mais aussi d’une prise en charge éducative "adaptée à leur situation".

Un quasi copier/coller de la circulaire de 2016

Les préfets sont toujours invités à cibler "les publics orientés par la protection judiciaire de la jeunesse, la prévention spécialisée, l'aide sociale à l'enfance, l'administration pénitentiaire et le programme de réussite éducative" tout en gardant en tête l'objectif de 50 % de jeunes filles. Les actions financées s'inscrivent toujours dans le cadre des contrats de ville et les exonérations de charges peuvent toujours être octroyées au porteur de projet (EPCI, association, organisme HLM ou société de transport)... En fait, la circulaire 2017 est un copier/coller de celle de l'année dernière (voir notre article du 29 février 2016), à deux exceptions près.
Désormais "l'accent sera porté sur les activités qui se tiendront le week-end et plus particulièrement durant la période du mois d'août où les loisirs sont plus rares et les équipes encadrantes moins nombreuses".

La coconstruction constitue désormais un critère clef

Le paragraphe sur la coconstruction s'est également étoffé. Alors qu'en 2016 le CGET demandait de "favoriser les actions reposant sur une coconstruction par les jeunes eux-mêmes", celle de 2017 demande de "prioriser les actions reposant sur une coconstruction par les jeunes eux-mêmes" et il est clairement dit que "la référence à cet objectif doit (...) constituer l'un des critères clefs du choix du porteur de projet".
Le budget s'élève à 7,4 millions d'euros, nous indique le CGET, précisant qu'il s'agit un montant proche de celui de 2016 (il nous avait parlé de "environ 8 millions d'euros" l'année dernière). Pour lui, le programme VVV "constitue aujourd’hui l’un des plus importants dispositifs de la politique de la ville", avec plus de 2.961 actions financées en 2016 et portées par plus de 1.900 organismes. Ces actions bénéficient à environ 400.000 jeunes.
Il rappelle également que le dispositif mobilise les services déconcentrés des ministères chargés de la justice, de la culture, des affaires étrangères et européennes, de l’intérieur, de la santé et des sports. Et que les caisses d’allocations familiales et les collectivités territoriales sont aussi impliquées.
 

 

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