Les emplois commerciaux reculent dans l’habillement, progressent dans la restauration

Entre 2016 et 2022, le commerce de détail a enregistré 223.000 emplois supplémentaires, selon une étude de l’Insee parue mardi 27 janvier. Ce qui représente une augmentation moyenne de 1,5% par an, légèrement inférieure à celle du secteur marchand dans son ensemble. En 2022, 2,8 millions de salariés travaillaient dans des points de vente. Ce sont surtout la restauration et les débits de boissons qui ont tiré cette croissance (+4,2 % par an), en particulier la restauration rapide (+6,6 % par an), notamment dans les centres-villes, où trois salariés sur dix travaillent dans la restauration.

En revanche, le commerce des équipements de la personne est en net repli (-1,6% par an), en particulier l’habillement (-2,2%, soit un emploi sur huit supprimé en six ans), de même que les agences bancaires (-3,5 % par an sur l’ensemble du territoire, le nombre d’agences bancaires ayant été divisé par 1,2 sur la période).
L’Insee s’est aussi intéressée à la répartition géographique de ces évolutions, en distinguant les 6.700 pôles commerciaux (c’est-à-dire les pôles regroupant plusieurs points de vente proches les uns des autres) et les points de vente isolés, le plus souvent à la campagne. Qu’ils soient situés en centre-ville ou en périphérie, les pôles commerciaux regroupent chacun 37% des salariés du commerce. 26% des salariés travaillent donc dans des boutiques isolées. L’augmentation de l’emploi dans le commerce est surtout portée par les pôles de périphérie (+1,6%) et par les points de vente isolés (+1,8% par an). Ces derniers ont surtout profité au commerce de détail alimentaire (notamment les boulangeries-pâtisseries) qui concentre 34% des salariés des points de vente isolés en 2022. Dans les pôles de périphérie, ce sont surtout les équipements de la maison et les services automobiles qui ont tiré l’emploi. Il y a augmenté respectivement de 2,1 % et de 2,2 % par an.

En revanche, les pôles de centre-ville ont connu une croissance de l’emploi plus molle (+1,1% par an). La surface de vente y a même légèrement reculé (-0,2% par an). Ce qui signifie que les nouvelles boutique emploient comparativement davantage de monde que les boutiques disparues. Les centres-villes ont notamment pâti du recul de l’emploi dans les agences bancaires et immobilières.

 

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