Les Français, de plus en plus actifs, apprécient l'offre sportive de leur commune
Le dernier baromètre du sport-santé de la Fédération française d'éducation physique et de gymnastique volontaire fait état d'une belle augmentation de la pratique sportive des Français. En cette année d'élections municipales, il montre aussi une satisfaction en hausse de l'offre sportive dans les communes.
© Baromètre sport-santé Ipsos BVA pour la FFEPGV. Fond : Mairie de Chevaigné CC BY-SA 4.0
Les Français sont toujours plus nombreux à faire du sport et plus des deux tiers d'entre eux sont satisfaits de l'offre d'activités sportives et des équipements sportifs dans leur commune, selon le quinzième baromètre annuel du sport-santé de la Fédération française d'éducation physique et de gymnastique volontaire (FFEPGV), première fédération multisports de France, réalisé avec Ipsos BVA et publié fin janvier.
Premier enseignement positif : 72% des Français déclarent pratiquer actuellement une activité sportive. Si ce résultat est en augmentation d'un point par rapport au baromètre 2024, il s'inscrit surtout dans une hausse continue de la pratique sportive depuis 2012, année où seuls 54% des Français déclaraient une telle pratique. Autre évolution notable : le temps hebdomadaire moyen consacré à une activité sportive a quasiment doublé en douze ans : 2 h 12 en 2012 contre 4 h 12 en 2025.
Dans le détail, on note toutefois des disparités dans la pratique selon le sexe – les hommes pratiquent en moyenne plus d'une heure hebdomadaire de plus que les femmes (4 h 48 contre 3 h 36) –, selon l'âge – les 16-24 ans (4 h 54 d'activité hebdomadaire moyenne) et les 60 ans et plus (4 h 36) pratiquent beaucoup plus que les 25-34 ans (3 h 36) et les 34-59 ans (3 h 54) – et selon la région – les habitants de Provence-Alpes-Côte d'Azur (4 h 54 de pratique hebdomadaire moyenne) étant les plus sportifs, tandis que ceux des Hauts-de-France et du Grand Est ferment la marche (3 h 48).
Les ruraux plus éloignés des équipements
Alors que le début de l'année 2026 sera marqué par la tenue des élections municipales, le baromètre de la FFEPGV évoque largement le rôle des communes, propriétaires avec les EPCI de 78% des équipements sportifs, dans la pratique sportive. Ainsi, 74% des Français considèrent qu'ils ont des infrastructures sportives près de chez eux, alors qu'ils n'étaient que 67% à le penser en 2021. Il n'en demeure pas moins que 19% estiment que les infrastructures sportives sont "assez éloignées" de chez eux et 7% "très éloignées". Ici, la mauvaise appréciation est directement liée à la zone d'habitation : seuls 50% des ruraux jugent que les infrastructures sportives sont proches, contre 76% des habitants des communes de 2.000 à 19.999 habitants et 85% des habitants de l'agglomération parisienne.
L'appréciation portant sur l'évolution des équipements, de l'animation et de l'offre sportive par rapport à 2020, année des dernières élections municipales, est en revanche très contrastée. 48% des Français ont vu des améliorations en la matière lors du dernier mandat et seuls 10% estiment que ces améliorations ont été "nombreuses". 43% disent qu'il n'y a pas eu de changement et 9% déclarent que la situation s'est dégradée. Quand elles sont signalées, les améliorations les plus couramment citées sont l'aménagement de pistes cyclables, la construction d'équipements sportifs extérieurs (dont les parcours de santé) et, plus généralement, la construction de nouveaux équipements.
Une satisfaction en hausse depuis 2012
Malgré le bilan global mitigé du dernier mandat municipal, plus des deux tiers des Français sont satisfaits de l'offre sportive de leur commune. Celle portant sur les activités sportives récolte un taux de satisfaction de 71%, dont 18% de personnes très satisfaites. Ce nombre est en hausse de 14 points par rapport à 2012. Côté équipements sportifs, le taux de satisfaction s'élève à 67%, dont 15% de "très satisfaits", avec, là encore, une hausse remarquable sur le temps long : +12%.
Enfin, alors que les Français placent le sport en douzième position des sujets les plus importants en vue des élections municipales à venir – loin derrière la santé, la sécurité et l'environnement, qui forment le trio de tête dans cet ordre –, 68% d'entre eux évoquent au moins un frein à la pratique sportive dans leur commune. Si les tarifs trop élevés arrivent en tête de ces freins (32% des réponses), les sujets se rapportant à des manques en matière d'offre sont également mis en avant, comme des horaires incompatibles avec l'emploi du temps, l'absence d'une activité particulière dans la commune, le manque d'infrastructures ou des infrastructures trop éloignées, ou tout simplement l'absence d'information sur les activités sportives existantes. Pour leur part, la vétusté des installations ou le manque de places sont moins souvent cités.