Les Français satisfaits de leur maire en matière d'éducation

Un sondage Odoxa pour le réseau Ici fait état de la large satisfaction des Français vis-à-vis de leurs établissements scolaires et de l'action de leur maire dans le domaine de l'éducation. Dans certains territoires, toutefois, les résultats sont beaucoup plus contrastés.

Une majorité de Français se disent satisfaits de l'action du maire de leur commune en matière d'éducation, même si certains territoires, le plus souvent ruraux, ne partagent pas cette opinion, selon un sondage Odoxa réalisé pour le réseau de stations locales de Radio France Ici et publié le 21 janvier.

Globalement, 72% des Français jugent "bon" le niveau des établissements scolaires de leur commune. Une moyenne qui masque de fortes disparités territoriales. Car si les habitants de la Bretagne estiment à 81% que leurs établissements scolaires sont de bonne qualité, ceux de Provence-Alpes-Côte d'Azur ne sont que 63%. Le taux de satisfaction descend même à 44% dans les Bouches-du-Rhône, en Seine-Saint-Denis et dans la Creuse.

Les cantines et centres de loisirs donnent satisfaction

Parmi les points particuliers retenus par l'enquête, la proximité des établissements scolaires est le premier sujet de satisfaction des Français (81% d'avis positifs), même si les habitants des territoires ruraux apportent une nuance (74% de satisfaction). En outre, la qualité des écoles primaires est jugée légèrement plus satisfaisante que celle des collèges et lycées (72% contre 65%). 

Parmi les services périscolaires et extrascolaires, les médiathèques et bibliothèques sont plébiscitées (76% de satisfaction, mais seulement 64% parmi les habitants des communes rurales), devant les cantines scolaires (65%) et les centres de loisirs et espaces pour la jeunesse (57%). Le gros point noir des services en faveur de la jeunesse est l'accès des jeunes à l'emploi, avec un taux de satisfaction de seulement 25%, assez homogène entre communes rurales (22%) et métropoles (26%). 

Le lieu de résidence rend les études plus difficiles

Autre bémol relevé par l'enquête : la qualité de l'enseignement public, satisfaisant pour seulement 54% des parents d'élèves. L'enseignement public est particulièrement mal jugé par les habitants de la Creuse (66% d'insatisfaits), de l'Ariège (60%) et des Bouches-du-Rhône (60%). Ce qui fait dire au sondeur que "le sentiment très positif des Français sur les établissements de leur commune est aussi probablement tiré à la hausse par l'enseignement privé".

Les élus pourront encore méditer sur les 61% de Français qui considèrent que grandir dans leur commune permet aux enfants de réaliser de bonnes études, mais qui se montrent à 46% pessimistes pour l'avenir des enfants de leur commune. C'est à Paris (81%), dans les Hauts-de-Seine (78%) et dans les Yvelines (77%) que les habitants pensent le plus souvent que grandir dans leur commune permet l'accès à de bonnes études. À l'inverse, les habitants de l'Ariège (70%), du Cantal (70%) et du Gers (68%) estiment que leur lieu de résidence ne permet pas de réaliser de bonnes études. Ici, on relève un paradoxe : quand 60% des habitants des petites villes sont convaincus que leur commune permet de réaliser de bonnes études, ils ne sont que 56% parmi les habitants des villes moyennes.

Les habitants de l'Ouest plus satisfaits de l'action de leur maire

Mais la taille des communes ne fait pas seule l'opinion des Français. L'action de leur maire joue également un rôle... positif ou négatif.  Alors que 57% des Français sont satisfaits de l'action du maire de leur commune en matière d'éducation, le sondage nous apprend que cette action "joue un rôle capital sur les perspectives d'avenir". En effet, dans les communes où l'action du maire est jugée satisfaisante, 74% des habitants sont optimistes pour l'avenir des jeunes de la commune. À l'inverse, dans les communes où l'action du maire est jugée insatisfaisante, 76% des habitants sont pessimistes pour l'avenir des jeunes.

C'est dans les Côtes-d'Armor (77%), en Mayenne (76%), en Vendée (68%) et dans les Deux-Sèvres (68%) que les habitants sont les plus satisfaits de l'action de leur maire en matière d'éducation. Ceux de l'Yonne (63% d'insatisfaction), du Gers (62%), de la Somme (58%) et de l'Ariège (58%) éprouvent majoritairement un sentiment inverse.

Les Français veulent que le maire améliore la qualité de l'enseignement

À quelques semaines des élections municipales, la lutte contre le harcèlement scolaire est le sujet sur lequel 63% des Français ont le plus d'attentes à l'égard des maires, devant le développement des loisirs culturels pour les jeunes (46%) et l'amélioration de la qualité de l'enseignement (44%). Ce dernier point mettant en exergue une méconnaissance de la population française en matière de compétences des communes, la qualité de l'enseignement étant du ressort de l'Éducation nationale.

Par ailleurs, les Français jugent important (pour 91% d'entre eux) de mettre en place des ateliers de sensibilisation des élèves à la sécurité routière, de développer des partenariats avec les entreprises locales pour favoriser l'emploi des jeunes (90%) et de mettre en place des ateliers destinés à faire découvrir le handicap aux enfants (89%). Enfin, 79% des Français se disent favorables au développement de la "classe dehors".

 

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