L'État ne va plus participer au financement de la ligne aérienne Paris-Orly - Castres

L'État ne va plus participer au financement de la ligne aérienne entre Paris-Orly et Castres à partir de la fin mai, a confirmé Philippe Tabarot ce 25 février, lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. Interpellé par le député macroniste Jean Terlier, inquiet de voir disparaître cette ligne jusqu'ici soutenue au nom de l'aménagement du territoire, le ministre des Transports a répondu qu'"au titre de la loi de finances, l'État ne pourrait plus participer à une partie de son financement".

L'aéroport de Castres-Mazamet accueille actuellement une seule compagnie aérienne commerciale, Chalair, titulaire d'une délégation de service public pour relier la sous-préfecture du Tarn à Paris-Orly. "Quoi qu'il en soit, l'aéroport ne fermera pas", a assuré Philippe Tabarot. "Il pourra continuer à accueillir l'aviation d'affaires et surtout (...) son activité militaire, dont nous connaissons l'importance stratégique", a-t-il ajouté, allusion au fait que Castres accueille le 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine. 

Pour le ministre, "il convient que les collectivités locales parviennent à un accord pour financer les travaux de sécurité nécessaires au maintien du trafic commercial". Jean Terlier avait déjà alerté fin janvier la ministre des Armées, Catherine Vautrin, sur l'avenir de la desserte de l'aéroport, dont le budget d'aménagement et de mise en conformité est évalué à 7,7 millions d'euros. Selon l'élu, ce montant ne peut être uniquement porté par le syndicat mixte gérant l'installation et les collectivités locales.

 

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