L'expérimentation du service national universel démarrera en juin dans 13 départements

Suite à un appel à candidatures qui aura lieu en mars, 2.000 à 3.000 jeunes de 16 ans participeront en juin, dans 13 départements français, à un "séjour de cohésion", première étape du service national universel. Ils auront ensuite un an pour réaliser leur "mission d'intérêt général", qui pourra avoir lieu au sein d'une collectivité. Le secrétaire d'Etat en charge de la jeunesse a exposé les contours de cette préfiguration et le calendrier d'une expérimentation qui pourrait durer jusqu'en 2026.  

Le service national universel (SNU) sera expérimenté dès juin 2019, dans treize départements : les Ardennes, le Cher, la Creuse, l'Eure, la Guyane, les Hautes-Pyrénées, la Haute-Saône, la Loire-Atlantique, le Morbihan, le Nord, le Puy-de-Dôme, le Val d'Oise et le Vaucluse. Cette première mise en œuvre du dispositif devrait concerner 2.000 à 3.000 jeunes volontaires, selon un communiqué du ministère de l'Education nationale et de la Jeunesse.
La mise en œuvre sera ensuite progressive. "Dès 2020, tous les départements seront en mesure d'accueillir des jeunes", a assuré Gabriel Attal, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse, interrogé le 16 janvier par l'AFP. L'objectif est d'atteindre "800.000 jeunes à terme", "au plus tard en 2026" et peut-être un peu avant.
D'ici là, "à l'issue de la phase pilote, qui servira aussi à tester l'ensemble des paramètres de notre organisation, nous organiserons un retour d'expérience dans les 13 départements et nous affinerons le calendrier du SNU, et son coût", a informé Gabriel Attal.

Favoriser la mixité sociale et géographique pour le "séjour de cohésion" 

Pour démarrer l'expérimentation, Gabriel Attal aurait demandé aux préfets "de cartographier la jeunesse de leur département pour que participent à la fois des jeunes scolarisés, des apprentis, des décrocheurs, des jeunes en situation de handicap, ... et que la cohorte de volontaires reflète bien la cohorte des jeunes de 16 ans sur le territoire". "A cette mixité sociale s'ajoutera une mobilité géographique, un jeune de Creuse ne fera pas son SNU dans la Creuse", a-t-il ajouté.
Cette préfiguration de la partie obligatoire du SNU – même si dans le contexte de l'expérimentation, les jeunes "appelés" se seront en réalité portés volontaires suite à un appel à candidatures qui sera lancé en mars - se déroulera en deux étapes : un "séjour de cohésion" lors de la deuxième quinzaine de juin, puis une "mission d'intérêt général, d'une durée de quinze jours également, entre juillet 2019 et juin 2020". Cette mission pourra avoir lieu au sein d'une association, d'un "corps en uniforme" ou d'une collectivité locale. "Je vais proposer que les missions puissent être réalisées sur 15 jours consécutifs, ou bien de façon perlée, tout au long de l'année", a précisé le secrétaire d'Etat. "Viendra ensuite la phase volontaire, à partir de 18 ans, avec un engagement de 3 mois minimum."

Uniforme, salut au drapeau et journées bien remplies

Lors du séjour de cohésion, "les jeunes seront hébergés dans des structures diverses selon les départements (internats, bâtiments dépendant du ministère des armées, centres de formation,...)", a poursuivi Gabriel Attal. Les jeunes porteront un uniforme, "seront regroupés au sein de maisonnées de 10 jeunes, avec un tuteur et des encadrants plus expérimentés" et débuteront leur journée "par le salut au drapeau et le chant de l'hymne national". "Des contacts que j'ai eus avec les jeunes, il est en effet ressorti un attachement aux symboles de la République, qui a sans doute été renforcé par les attentats de 2015", a justifié le jeune élu des Hauts-de-Seine.
Pendant ces deux semaines, les "appelés" seront bien occupés : formation aux premiers secours, ateliers sur la protection de l'environnement ou les valeurs de la République - avec des "pédagogies actives" : jeux de rôle, simulations, débats -, activités de plein air type parcours en forêt, mais aussi bilans de santé, "maîtrise de la langue française" et échanges sur "leur horizon professionnel et leurs perspectives d'insertion"…
Les jeunes seront encadrés par des éducateurs, eux-mêmes formés par les armées. Ces dernières "participeront également à l'encadrement, et à plusieurs modules pédagogiques", a précisé Gabriel Attal. "La quinzaine se terminera par une cérémonie républicaine, présidée par le préfet, autour des valeurs de la République."

 

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