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Mise à disposition des données numériques pour les déplacements : un nouveau décret parachève le dispositif

Un décret paru au Journal officiel du 30 décembre 2020 vient finaliser le dispositif d’ouverture des données prévu par l’article 25 de la loi d’orientation des mobilités (LOM). Les plateformes de covoiturage dont le chiffre d’affaires dépasse 500.000 euros vont à leur tour devoir ouvrir aux autorités organisatrices de la mobilité (AOM) leurs données en temps réel concernant les offres disponibles.

Un décret publié au Journal officiel du 30 décembre 2020 apporte une touche finale au dispositif d'ouverture des données destinées à faciliter les déplacements prévu par l'article 25 de la loi d'orientation des mobilités (LOM) du 24 décembre 2019. L'objectif est de permettre à tous les citoyens de pouvoir organiser leurs déplacements à l’avance ou en temps réel, via des applications numériques comme des calculateurs d’itinéraires multimodaux ou de l’information voyageurs en temps réel, en utilisant principalement des modes de transport durables - transports publics, vélo, véhicules et engins en libre-service ou encore des parkings relais, rappelle le ministère chargé des transports.
Toutes les données concernant les offres de mobilité doivent ainsi être publiées sur le point d’accès national transport.data.gouv.fr, selon un calendrier progressif étalé de décembre 2019 à décembre 2021. Cela concerne à la fois les données statiques (horaires théoriques des transports publics, tarifs, emplacement des stations et des bornes, etc.) et les données dynamiques (horaires en temps réel, disponibilité et emplacement en temps réel des véhicules et engins en libre-service, etc.).

Compensation financière possible pour les opérateurs

Les plateformes de covoiturage dont le chiffre d’affaires dépasse 500.000 euros doivent également ouvrir aux autorités organisatrices de la mobilité (AOM) leurs données en temps réel concernant les offres de covoiturage disponibles. Cette mise à disposition des données est gratuite pour tous les utilisateurs (particuliers, acteurs publics, entreprises privées, etc.), sauf en cas de sollicitation très intensive des données dynamiques au-delà de seuils définis dans le décret. Dans ce cas uniquement, l’opérateur du service de mobilité chargé de répondre à cette sollicitation intensive pourra demander une compensation financière limitée aux coûts informatiques qui en résultent. L’Autorité de régulation des transports (ART) est chargée d’effectuer des contrôles pour vérifier la bonne mise à disposition de ces données par les opérateurs de mobilité selon les conditions prévues par la loi et le décret.
A ce jour, la plateforme transport.data.gouv.fr comptabilise plus de 230 jeux de données horaires de transport en commun (bus, métro, train), ce qui couvre près de 90% de la population française, indique le ministère. Côté modes de transport individuels, 17 réseaux de vélos en libre-service sont dorénavant disponibles en temps réel et 3 nouvelles bases nationales de données sont en cours d’élaboration : les aménagements cyclables, le stationnement cyclable et les parkings.

 
Référence : décret n°2020-1753 du 28 décembre 2020 relatif à certaines conditions de mise à disposition des données numériques destinées à faciliter les déplacements, J.O. du 30 décembre 2020, texte n°89.



 

 

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