Plus de 132.000 salariés en insertion par l'activité économique en 2018

Entre 2017 et 2018, le nombre de salariés travaillant dans le secteur de l’insertion par l’activité économique a baissé de 4,7% pour s’établir à 132.300 salariés. Une baisse toutefois compensée par la hausse du nombre d’équivalents temps plein.

L’Insertion par l’activité économique occupait 132.300 salariés en 2018, selon une étude publiée par la Dares lundi 17 février. C’est 4,7% de moins qu’en 2017, une évolution négative "qui marque un changement par rapport à la hausse observée entre 2009 et 2017". Le service statistique du ministère du Travail recensait par ailleurs 3.803 structures conventionnées par l’Etat en 2018. Les évolutions des effectifs et des structures en 2018 diffèrent ensuite selon la catégorie.

Le nombre d’ateliers et chantiers d’insertion, qui s’adressent aux personnes "en très grande difficulté", passe de 1.957 fin 2017 à 1.900 fin 2018. Toutefois, le nombre de contrats signés au cours de l’année augmente, ainsi que le nombre d’équivalents temps plein, passé à 38.500 en 2018. Mais 50.700 personnes étaient employées en 2018, soit 6,2% de moins que l’année précédente.

Les entreprises d’insertion en essor

De même, les associations intermédiaires (AI) continuent de décroître avec 663 structures conventionnées contre 982 en 2017, ce qui s’inscrit "dans une tendance de moyen terme". Ainsi, fin 2018, les AI employaient 53.100 salariés, soit une baisse de 4,8% par rapport à l’année précédente. Le volume d’heures travaillées reste stable, à 29,2 millions.

A l’inverse, le nombre d’entreprises d’insertion augmente à 962 fin 2018. Le nombre de contrats signés s'est encore accru entre 2017 et 2018, de 4,1%. Si le nombre de salariés en insertion a diminué de 2,6%, le nombre d’équivalents temps plein augmente fortement ce qui est le résultat d’une hausse du temps de travail.

Les entreprises de travail temporaire d’insertion, qui s’adressent à des personnes en fin de parcours sur des missions d’intérim, sont particulièrement sensibles à la conjoncture économique. Résultat : les contrats nouvellement signés dans les ETTI ont diminué de 15,4% entre 2017 et 2018. Mais là encore, "le nombre d’ETP a augmenté passant de 9.800 en 2017 à 10.300 en 2018, soit une hausse de 5,3%, portée par l’intensification du temps de travail des salariés", détaille la Dares.

Un niveau inférieur au bac

"Toutes structures confondues, un tiers des salariés nouvellement embauchés ou renouvelés en 2018 travaillent dans le domaine des services à la personne ou à la collectivité et un peu plus d’un cinquième dans la production agricole ou l’entretien des espaces naturels ou des espaces verts", précise la Dares. Les métiers de la construction ainsi que le transport et la logistique sont également bien représentés.

La Dares indique aussi que les personnes accueillies dans les ateliers et chantiers d’insertion et dans les entreprises d’insertion présentent "des caractéristiques plus défavorables au regard de l’accès à l’emploi que celles accueillies dans les autres structures de l’IAE". L’auteur de l’étude rappelle, enfin, l’enjeu de la formation de ces publics : 80% des salariés ayant signé un contrat en 2018 ont un niveau de formation inférieur au baccalauréat et 38% inférieur au CAP.

 

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