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En bref - Projet éolien en mer de Dieppe Le Tréport : ouverture d'une enquête publique

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Avec AFP
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Environnement

Energie

Normandie

Une enquête publique sur le projet contesté de parc éolien en mer de Dieppe Le Tréport s'est ouverte ce 16 octobre et se terminera le 29 novembre, a annoncé la préfecture de Seine-Maritime. La construction du parc à proprement parler fait l'objet d'une première enquête publique tandis qu'une seconde concerne le raccordement du parc au réseau électrique.
Les 62 éoliennes de 8 mégawatts (MW) chacune, seraient situées à 17 km de Dieppe et 15,5 km du Tréport, sur une profondeur de fond marin de 14 à 24 mètres, selon le site internet de la société qui porte le projet Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport (EMDT), filiale du géant français de l'énergie Engie. Sa mise en exploitation est prévue pour 2021. Avec une puissance totale de 496 MW, le parc produirait en moyenne 2.000 GWh par an, ce qui représente la consommation électrique annuelle d'environ 850.000 personnes, soit environ les deux tiers de la population de Seine-Maritime, indique EMDT.
Soutenu par le gouvernement et le conseil régional de Normandie présidé par le centriste Hervé Morin, ce projet suscite néanmoins de vives critiques de la part des pêcheurs locaux, soutenus par les municipalités PCF de Dieppe et du Tréport. "Ce champ éolien viendra détruire un écosystème unique, une zone nourricière et de reproduction pour les poissons", a estimé Olivier Becquet, gérant de la coopérative des pêcheurs du Tréport, interrogé par un correspondant de l'AFP.Selon lui, "ce sont 200 navires et 600 pêcheurs qui seront touchés à hauteur d'une diminution de 20% du chiffre d'affaires de chaque bateau". En septembre, entre 15 et 25 bateaux de pêcheurs avaient encerclé une barge de forage, destinée à préparer le chantier, pour réclamer l'abandon du projet de champ éolien en mer.
Fait rare, en octobre 2017, le conseil de gestion du parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale avait rendu un avis négatif sur ce projet, poussant Engie à présenter un projet modifié pour réduire l'impact sur l'environnement. L'Agence française pour la biodiversité (AFB) avait elle différé sa prise de position avant de rendre en février 2018 un avis favorable avec réserve, entraînant la démission des élus du parc naturel marin.
"Après plus de dix ans d'attente, il est crucial que ce projet sorte enfin de terre", a de son côté estimé Claude Taleb, conseiller régional écologiste de Normandie, interrogé par un correspondant de l'AFP. "C'est une industrie propre qui représente un vecteur de transition écologique pour l'emploi régional", a poursuivi l'élu.

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