Environnement - Quatre priorités pour le sixième Forum mondial de l'eau

Le sixième Forum mondial de l'eau qui se tiendra à Marseille en mars 2012 doit s'imposer comme "le forum des solutions", selon Nathalie Kosciusko-Morizet. La ministre de l'Ecologie a ouvert à Paris le 17 janvier la deuxième réunion de consultation des parties prenantes en rappelant l'importance de la mobilisation et de la coopération concrètes des différents acteurs concernés. "Alors qu'une nouvelle impulsion a été donnée avec la reconnaissance de l'eau et de l'assainissement comme un droit à part entière, le sixième Forum mondial de l'eau doit permettre de franchir un cap supplémentaire, a-t-elle déclaré. Il s'agit de passer aux actes dans le domaine de la coopération concrète entre les acteurs de l'eau. L'expertise reconnue de la France notamment grâce au savoir-faire de ses grandes entreprises doit favoriser la mise en place d'un dialogue constructif entre les Etats pour que ce nouveau droit ne reste pas un voeu pieux."

Rendre effectif le droit à l'eau

Devant plus de 300 représentants de 55 pays (gouvernements, collectivités locales, institutions internationales, entreprises, ONG et instituts de recherche), elle a détaillé les quatre enjeux prioritaires que la France comptait défendre lors de ce Forum. "Huit millions de personnes meurent chaque année dans le monde du fait de l'absence d'eau potable. Nous ne pouvons pas nous habituer à cette situation", a-t-elle souligné. Alors que les Nations unies ont reconnu en 2010 l'accès à l'eau et à l'assainissement comme droit fondamental, il s'agit désormais de "le rendre effectif par l'investissement dans des infrastructures durables, par la protection des ressources, l'amélioration de la planification et de l'aménagement du territoire".

Vers une gestion durable des ressources

A quelques mois de la conférence Rio+20, qui marquera les 20 ans du Sommet de la Terre de 1992, le forum de Marseille sera aussi l'occasion de faire un bilan des progrès accomplis en matière d'accès à l'eau et l'assainissement, a prévenu Nathalie Kosciusko-Morizet. Au-delà, elle a plaidé pour la mise en place d'une "procédure pérenne de suivi, de telle façon que lorsque des engagements seront pris lors du forum, chacun puisse avoir accès, par exemple sur une base électronique, aux informations concernant leurs mise en oeuvre".
La France qui a été en 2010 "le 22e Etat à adhérer à la convention des Nations unies sur l'utilisation des cours d'eau internationaux" entend aussi promouvoir ce texte "destiné à faire de l'eau un facteur de coopération entre les Etats", a aussi souligné la ministre. Enfin,  le forum de Marseille doit également selon elle permettre "au plus grand nombre possible d'autorités locales" d'adhérer au Pacte d'Istanbul de mars 2009 qui vise à améliorer la gouvernance de l'eau et à orienter les politiques locales vers une gestion durable des ressources et des infrastructures.

 

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