Une réalisation Banque des Territoires

Mise en service d’un parc éolien en mer des îles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN)

Le parc éolien en mer d'Yeu-Noirmoutier et ses 61 éoliennes alimentent l'équivalent de la population vendéenne.

En bref

Frise chronologique

Chiffres clés

Éoliennes installées 61

Puissance totale du parc 500 MW

Emplois directs et indirects mobilisés 2400

A retenir

Une filière industrielle française renforcée (200 entreprises mobilisées), 2 400 emplois générés en construction, 80 emplois directs à long terme

Un partenariat étroit avec les pêcheurs professionnels pour concilier enjeux énergétiques et activités maritimes

Une contribution majeure à la souveraineté énergétique et à la réduction des émissions de CO2

Montage du projet 

Investissement en fonds propres au capital d'EMYN : 15 M€ (soit 9,5 % du montant total)

Un parc éolien en mer de 500 MW désormais pleinement opérationnel 

Dix ans de conception et 33 mois de travaux en mer 

C'est en 2014 qu’EMYN (Éoliennes en Mer des Îles d'Yeu et de Noirmoutier) remporte l'appel d'offres de l'État pour développer, financer, construire et exploiter un parc éolien en mer entre les îles d'Yeu et de Noirmoutier. Ce projet est porté par un consortium au sein duquel la Banque des Territoires est présente via sa filiale Éolien en Mer Participation (EMP). Il faudra ensuite attendre octobre 2018 pour obtenir les autorisations administratives, au terme de quatre années de conception et de concertation. 

Les travaux en mer débutent en juillet 2023. Trente-trois mois de chantier dans des conditions industrielles et météorologiques exigeantes, avec une production d'électricité dès juin 2025, au fur et à mesure de l'installation des turbines. La pose de la 61ème et dernière éolienne, le 27 avril 2026, marque l'aboutissement du chantier. Inauguré le 12 juin 2026, le parc est aujourd'hui pleinement opérationnel. 

61 éoliennes pour l'équivalent de la consommation vendéenne 

Le parc repose sur 61 éoliennes de 8,2 MW chacune, pour une puissance totale de 500 MW. Ancré entre 11,7 km de l'île d'Yeu et 16,5 km de l'île de Noirmoutier, il s'intègre dans un espace maritime soigneusement délimité pour préserver les activités locales, notamment la pêche professionnelle. Un câble de raccordement de 56 km relie le parc au réseau électrique terrestre à Soullans, en Vendée. 

L'échelle de production est significative : près de 800 000 personnes alimentées chaque année en électricité, soit l'équivalent de la population vendéenne. Un chiffre qui illustre concrètement la contribution du parc éolien offshore à la transition énergétique du territoire. L'exploitation et la maintenance sont pilotées depuis Port-Joinville, sur l'île d'Yeu même, par une équipe de 66 personnes, ancrant durablement le projet dans l'économie locale. 

Un projet structurant pour la filière éolienne et le territoire 

Une empreinte industrielle française et européenne 

Derrière les 61 éoliennes qui tournent au large des côtes vendéennes, c'est toute une chaîne industrielle française et européenne qui s'est mobilisée. 95 % des contractants sont européens, dont plus de la moitié établis en France, sur des sites de production qui s'échelonnent de la Normandie à la Vendée. 

Trois sites emblématiques de l'industrie française ont joué un rôle central. L'usine Siemens Gamesa du Havre a pris en charge la fabrication et l'assemblage des pales et nacelles. Les Chantiers de l'Atlantique, à Saint-Nazaire, ont réalisé la sous-station électrique. En Vendée, Rollix Defontaine a assuré la conception et la fabrication des couronnes d'orientation des turbines. 

Plus de 200 entreprises des Pays de la Loire ont été mobilisées à travers plus de 30 appels d'offres, contribuant à structurer la filière française des énergies marines renouvelables sur le long terme. 

Des retombées locales et un engagement social fort 

La construction du parc a généré près de 2 400 emplois directs et indirects. Une dynamique qui se prolonge au-delà du chantier : 80 emplois directs durables, dont 66 sur l'île d'Yeu, sont consacrés à l'exploitation et à la maintenance du parc. 

Le tissu économique local a été directement associé au projet. La construction de la base opérationnelle a mobilisé 23 entreprises régionales, dont 18 vendéennes et 80 % de PME. À cela s'ajoute un engagement social structuré, avec plus de 250 000 heures d'insertion professionnelle réalisées tout au long du chantier. 

Dès la phase de conception, les pêcheurs professionnels ont été intégrés au processus de décision. Le dialogue engagé avec le Comité régional des pêches a abouti à un résultat concret : plus de 60 % de la surface du parc est restée accessible à la pêche pendant les travaux. 

L'accompagnement de la Banque des Territoires 

Un engagement de long terme, depuis 2014 

La Banque des Territoires accompagne le projet depuis son origine, en 2014, dès l'attribution de l'appel d'offres à EMYN. Un engagement pris avant même le lancement des travaux, qui reflète la priorité accordée par l'institution au développement des énergies marines renouvelables en France. 

Via sa structure dédiée Éolien en Mer Participations (EMP), la Banque des Territoires a investi 15 millions d'euros dans EMYN, représentant une quote-part de 9,5 % du capital. Elle a par ailleurs apporté une garantie pour sécuriser le montage financier de l'opération. 

La mise en exploitation du parc marque l'aboutissement de dix ans d'engagement, de la conception du projet à sa mise en service. Mener à bien une telle opération a nécessité le déploiement d'une expertise de haut niveau, indispensable pour répondre à la complexité technique, juridique et environnementale de ce projet. Ce jalon stratégique confirme le rôle de la Banque des Territoires comme investisseur institutionnel de long terme et partenaire de référence dans le développement de la filière des énergies marines renouvelables. 

L'éolien en mer, axe stratégique du financement des énergies renouvelables 

La Banque des Territoires est présente dans 4 des 12 projets d'éolien en mer français, aux côtés d'Ocean Winds. Une position qui reflète le poids croissant de cette filière dans son portefeuille d'énergies renouvelables : 1 GW en éolien en mer, sur un total de 10 GW répartis entre le photovoltaïque (3,5 GW), l'hydroélectricité (3 GW) et l'éolien terrestre (2,5 GW). 

La programmation pluriannuelle de l'énergie de février 2026 fait de l'éolien en mer une priorité nationale, confirmant le rôle stratégique de cette filière dans la souveraineté énergétique de la France. L'État vient par ailleurs de lancer un appel d'offres de 10 GW portant sur 11 nouveaux projets sur l'ensemble des façades maritimes, ouvrant une nouvelle séquence de développement à grande échelle. 

Un cadre dans lequel la Banque des Territoires poursuit son engagement dans le financement de l’éolien en mer.

L'installation de la dernière éolienne marque l'aboutissement de plus de 2 ans de travaux en mer. Cette mise en service complète du parc est une étape structurante pour le territoire et la transition énergétique française. Je suis très fier de cet accomplissement collectif.

Frédéric Flaus, directeur de projet EMYN