Refondation de l'école - Réforme des rythmes scolaires : l'AMF durcit le ton
A trois mois de la rentrée des classes, les maires expriment plus que jamais leurs "fortes inquiétudes" sur les conditions de mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2014 et sur son financement. "Fortes inquiétudes" car "beaucoup d'incertitudes", même après l'annonce du prolongement d'un an du fonds d'amorçage et des "quelques assouplissements" rendus possibles par le décret Hamon du 7 mai 2014. C'est d'un "véritable assouplissement du calendrier et des modalités de la réforme des rythmes scolaires" dont les maires auraient besoin, selon le bureau de l'Association des maires de France, réuni jeudi 22 mai. Et pour la première fois, l'AMF met en avant le fait que "les activités périscolaires sont une compétence non-obligatoire des communes".
Ce petit rappel constitue un argument de poids (certains pourraient même y voir une menace) pour exiger du gouvernement de laisser aux communes "la plus grande liberté pour organiser (les TAP) selon des modalités qu’elles définissent localement, en fonction des réalités du terrain". Et de demander encore une fois à l'Etat de "prendre ses responsabilités" en allouant des aides financières "suffisantes", sachant que l'AMF estime le coût annuel de la réforme à "environ un milliard d'euros".
Il n'est toujours pas question, pour l'AMF, de demander le report de la réforme, ni son abrogation, ni même de donner la liberté de choix aux communes de mettre en œuvre ou non les nouveaux temps scolaires. Mais indéniablement, le ton est monté d'un cran.