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Sport et quartiers prioritaires : "la ville reste majoritairement la seule source de financement"

Dans une étude sur le sport dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, France urbaine se félicite de l'implication, notamment financière, des collectivités en faveur des acteurs de terrain.

Alors que le monde du sport est en souffrance et que le lien social semble plus que jamais dégradé après une année de crise sanitaire, les collectivités locales continuent de jouer un rôle essentiel dans le financement des activités sportives au profit des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Tel est le constat réalisé par  France urbaine dans une étude intitulée "Sport dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, états des lieux et recommandations", publiée ce 1er mars.

L'état des lieux s'appuie sur un constat central : entre la ville et les associations présentes dans les QPV, il existe "des relations étroites et de confiance", voire "excellentes", d'après les témoignages recueillis auprès des adhérents de France urbaine. Une confiance d'autant plus importante que, dans ces quartiers, les actions des associations de proximité, des centres sociaux et des collectivités "viennent compléter ou le cas échéant compenser l'offre des clubs fédérés".

La première mesure de l'action des collectivités se mesure à l'aune des financements. France urbaine affirme ainsi que pour les clubs sportifs, les centres sociaux ou les associations de proximité des QPV, "la ville reste majoritairement la seule source de financement". Un constat particulièrement vrai dans le champ de l'insertion par le sport où, outre le subventionnement, les collectivités sont un "appui de premier plan" en matière de mise à disposition d’équipements et matériels, d'aide technique à l'organisation de manifestations, d'évaluation des besoins, d'ingénierie, etc. "La présence des villes se mesure, par ailleurs, par le déploiement des éducateurs sportifs territoriaux sur le terrain", pointe encore France urbaine. Sur cette relation avec les clubs, l'étude émet un bémol : "Plusieurs collectivités s'inquiètent […] d'un essoufflement moral et psychologique des associations sportives ces dernières semaines, au regard des restrictions sanitaires."

La loi sur la démocratisation du sport dans le viseur

À partir de cet état des lieux, France urbaine avance huit propositions. La première consiste à décliner les engagements du Pacte pour l’inclusion urbaine et républicaine, signé par France urbaine, l’AdCF et Villes de France, qui propose notamment d’intégrer un volet cohésion sociale et urbaine au sein des contrats de relance et de transition écologique (CRTE), de façon à faire converger orientations nationales et projets locaux et à consacrer une attention particulière au sport en leur sein.

Parmi les autres recommandations, on trouve le désir d'attribuer une enveloppe de 1% du budget global des Jeux de Paris 2024 à des projets ou des dynamiques présentes dans les villes en QPV ou encore d'intégrer les enjeux liés aux quartiers défavorisés comme prioritaires dans les diagnostics territoriaux des conférences régionales du sport, dont les installations ont lieu durant ce premier semestre 2021.

Enfin, on notera la volonté de consacrer un volet aux ressources humaines, équipements et moyens dédiés dans les territoires carencés (QPV et espaces ruraux) dans le cadre de la proposition de loi sur la démocratisation du sport, dont l'examen à l'Assemblée nationale doit débuter le 10 mars.

 

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