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Relance : le gouvernement table sur une accélération du soutien aux Territoires d’industrie

Au moment où les plans sociaux se multiplient, le PLFR 4 prévoit une avance de 100 millions d'euros pour soutenir les projets des 148 Territoires d'industrie avant la fin de l'année. Les Territoires d'industrie feront également l'objet des premières expérimentations du nouveau dispositif de reconversion professionnelle : les "transitions collectives".

Alors que les 148 Territoires d’industrie font partie des dispositifs clés du plan de relance pour produire un effet "contracyclique", le gouvernement a prévu de leur octroyer une avance de 100 millions d’euros avant la fin de l’année pour financer leurs projets.

Le plan de relance contient une enveloppe de 400 millions d’euros d’ici à 2022 au sein d’un fonds dit "de soutien aux investissements industriels dans les territoires". Une première tranche de 150 millions d’euros avait été ouverte au lendemain de la présentation du plan de relance, le 4 septembre (voir notre article). Or cette enveloppe est déjà entièrement épuisée. Le quatrième budget rectifié présenté la semaine dernière prévoit ainsi un redéploiement de crédits de 100 millions d’euros du fonds à l’internationalisation des PME vers ce fonds de soutien aux territoires d’industrie. "Deux mois après son lancement, le fonds est d’ores et déjà engagé en totalité en ce qui concerne l’année 2020, avec 179 projets présélectionnés par l’Etat et les régions. Ces projets généreront plus de 1,5 milliard d’euros d’investissements productifs, avec la perspective de créer 7.000 emplois dans nos territoires", explique le gouvernement, lundi, à l’issue du comité de pilotage du programme Territoires d’industrie qui réunissait, autour des ministres concernés, Alain Rousset, au titre de Régions de France, Sébastien Martin, le nouveau président de l’ADCF, en présence de France Industrie et des opérateurs nationaux. Ce nouvel apport de 100 millions d’euros est une avance prise sur les prévisions de 2021. À noter que dans son rapport publié jeudi 5 novembre, le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson, juge le plan de relance initial "trop tardif et mal conçu pour stimuler efficacement l’activité à court terme".

Reconversions professionnelles

Au-delà de ce soutien immédiat, le gouvernement a décidé de nouvelles mesures en matière de formation, d’ingénierie, d’accueil de nouveaux sites ou de déploiement de la 5G. La ministre du Travail, Élisabeth Borne, lancera "dans les prochains jours" un appel à manifestation d’intérêt pour déployer au sein de bassins d’emploi pilotes choisis parmi les 148 Territoires d’industrie le nouveau dispositif dit de "transition collective" annoncé le 26 octobre, afin d’aider à la reconversion des salariés dont l’emploi est menacé (voir notre article). Une enveloppe de 500 millions d’euros est programmée dans le plan de relance. Depuis le début de la crise en mars, 569 plans sociaux ont été initiés en France, soit 200 de plus que sur la même période l'an dernier, selon un bilan de la Dares.

Dès la "deuxième quinzaine de novembre" un nouvel appel à candidature sera lancé pour sélectionner une nouvelle salve de "sites clés en main" visant à faciliter les démarches des investisseurs. A l’heure du "produire en France", c’est un enjeu important d’attractivité, notamment pour les villes moyennes, comme l’a récemment montré l’étude de Trendeo pour la Banque des Territoires (voir notre article). Dans cette optique, le fonds friches - dont le première appel à projets vient d'être lancé - pourra également être mobilisé "pour engager la réhabilitation de plusieurs dizaines de friches industrielles" (voir aussi notre article).

Le gouvernement annonce que 40 postes de chefs de projets Territoires d’industrie seront financés "dans les territoires d’industrie les plus exposés à la crise, dans une logique de retournement". Ingénierie, formation et aménagement de sites industriels font aussi partie des priorités de la Banque des Territoires qui, comme le rappelle le gouvernement, a décidé de porter sa contribution de 500 millions à 1 milliard d'euros.

S’agissant de la 5G, l'exécutif demande aux opérateurs de "déployer 25% des sites fin 2024 dans une zone rassemblant les communes des zones peu denses et celles des territoires d’industrie, hors des principales agglomérations".

 

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