Transport ferroviaire : la SNCF conserve l'exploitation des lignes TER entre Paris et les Hauts-de-France

La SNCF a été retenue pour exploiter les lignes TER reliant la région Hauts-de-France à Paris à l'issue d'un appel d'offres pour lequel elle était seule candidate, a annoncé la collectivité ce 29 mai. Réunie la veille en commission permanente, la région a approuvé l'attribution à SNCF Voyageurs de la gestion et l'exploitation des lignes régionales dites "dessertes parisiennes", pour une durée de dix ans à compter de fin 2027, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Ce contrat de concession de service public, qui prendra effet le 12 décembre 2027 pour une durée de dix ans et six mois, dont neuf années d'exploitation effective, couvre l'ensemble des lignes régionales à destination de la gare du Nord à Paris : Beauvais-Paris, Laon-Paris, Calais/Lille/Amiens-Creil-Paris, Cambrai/Maubeuge/Saint-Quentin-Compiègne-Paris, ainsi que les dessertes Lille-Paris. Les dessertes parisiennes, qui représentent 35% de l'offre et 45% de la fréquentation régionale, intégreront également la future desserte de la gare de Roissy lorsque cette infrastructure sera mise en service, a précisé la région.

Sur la durée du contrat, le montant prévisionnel des charges d'exploitation est évalué à 3,011 milliards d'euros hors taxes (y compris la desserte supplémentaire Roissy-Picardie). La région prévoit que ces charges seront couvertes en moyenne à 43% par les recettes commerciales, avec un objectif de fréquentation d'1,7 milliard de voyageurs.km par an en 2036, soit une progression de 14% sur la durée du contrat, et un taux de fraude à moins de 8,5%.

Selon la collectivité, ce nouveau contrat traduit sa volonté de renforcer l'offre ferroviaire, notamment en comblant certaines insuffisances de desserte le week-end sur les axes les plus fréquentés. L’offre passera à 1.558 trains par semaine au service annuel 2028, soit 143 trains supplémentaire par rapport à 2024 (+46 par rapport à 2026) et 103 rames récentes sont aussi prévues pour garantir une capacité d'emport importante et améliorer la fiabilité et le confort pour les usagers.

Parmi les objectifs fixés au futur concessionnaire figure une régularité de 98,5% des trains en fin de contrat, mesurée avec un seuil de 5 "vraies minutes" (soit 4 minutes 59 précisément) contre 96% actuellement (mesurée à 5 minutes 59).

Le plafond annuel de pénalités atteindra 3,6 millions d’euros, contre 1,6 million d’euros actuellement, soit une hausse de 125%. Les pénalités seront également renforcées : une circulation supprimée sera pénalisée à hauteur de 1.000 euros par train, avec une majoration de 50% en heure de pointe. Le contrat prévoit aussi 33.200 heures de prestations de sûreté, un volume équivalent à la situation actuelle à périmètre comparable.

Une société dédiée comptant près de 1.200 collaborateurs sera créée pour assurer l'exploitation du contrat, qui représente 250 trains par jour.

 

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