Une première autorisation environnementale délivrée pour la LGV Bordeaux-Toulouse

Une première autorisation environnementale a été délivrée ce 5 février à la SNCF dans le cadre de la préparation des travaux de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse, signe de la "volonté de l'État de poursuivre le projet", a indiqué vendredi le préfet d'Occitanie, coordinateur du projet. L'arrêté d'autorisation, signé par les préfets des départements concernés, permet "à la SNCF d'engager, dès à présent, (...) les opérations nécessaires à la réalisation des sondages géotechniques et diagnostics archéologiques, en dehors des zones boisées qui seront concernées à l'automne 2026", selon la préfecture dans un communiqué.

La LGV Toulouse-Bordeaux, dont la construction a débuté en 2024 par des travaux dans la périphérie des deux métropoles, doit notamment permettre de relier en 2032 Toulouse à Paris en 3 heures et 10 minutes, gagnant plus d'une heure sur le temps de voyage actuel.

"L'autorisation environnementale concerne uniquement ces investigations et ne porte pas sur les travaux de construction de la future ligne", prévient la préfecture. Un "observatoire socio-économique et environnemental" a également vu le jour, "mis en place par SNCF Réseau", ajoute le communiqué, et "aura comme objectif l'évaluation des effets du projet dans les territoires et du retour à un équilibre fonctionnel de l'environnement humain, naturel et économique".

"La ligne nouvelle du Sud-Ouest est un projet majeur pour la Nouvelle-Aquitaine et l'Occitanie. Ces deux démarches, que sont la délivrance de la première autorisation environnementale et le lancement de l'observatoire socio-économique et environnemental, réaffirment la volonté de l'État de poursuivre le projet", a déclaré le préfet d'Occitanie, Pierre-André Durand, cité dans le communiqué.

Inquiètes d'un éventuel désengagement de l'État, qui doit financer 40% du projet, contre 20% par l'Union européenne et 40% pour les collectivités locales, ces dernières ont martelé fin janvier leur préférence pour un financement entièrement public. Les présidents des collectivités favorables au projet de LGV entre Bordeaux, Toulouse et Dax, ont écrit jeudi au Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour lui demander de "clarifier la position de l'État" quant à son calendrier et son financement.

 

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