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Vers un "guichet unique" de l'accompagnement à l'export

Le gouvernement a présenté dans les grandes lignes, le 29 novembre, l'architecture qu'il souhaite mettre en place pour renforcer le réseau d'accompagnement à l'export, autour d'un guichet unique au plan régional et dans chaque pays. L'objectif : porter de 125.000 à 200.000 le nombre d'entreprises exportatrices.

Des propositions "ambitieuses, concrètes et créatrices de valeur". Le gouvernement a accueilli favorablement les propositions du directeur général de Business France, Christophe Lecourtier, chargé de réfléchir à une refonte du dispositif d’accompagnement à l’export, sachant que le déficit de la balance commerciale devrait fortement se creuser en 2017, à 63 milliards d’euros (contre 48 milliards d’euros l’an passé). Ces propositions feront l’objet de "décisions prochaines", "en cohérence avec les prochaines actions du gouvernement en faveur des entreprises", ont fait savoir ses trois ministres de tutelle, Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangères) , Jacques Mézard (Cohésion des territoires) et Bruno Le Maire (Economie), dans un communiqué commun, le 29 novembre. Le ministre de l'Economie a en effet annoncé un projet de loi sur la croissance et la transformation des entreprises pour le mois d’avril 2018.
Sans entrer dans le détail, les trois ministres ont dévoilé l’architecture qu’ils veulent ainsi mettre en place. Tout d’abord, ils souhaitent un "service public de l’export innovant, inclusif et collaboratif" qui reposera sur une "organisation repensée" entre Business France, les chambres de commerces et d’industrie (CCI) en France et à l’étranger, Bpifrance et le secteur privé. 
Au niveau territorial, le gouvernement entend proposer aux régions la création d'un "guichet unique" avec Business France et les CCI. Sa mission : "identifier" et "préparer" les entreprises à l’export, sachant que l'exécutif veut porter de 125.000 à 200.000 le nombre d'entreprises exportatrices. Les régions, qui ont annoncé hier vouloir réintégrer les rangs à l'approche de la prochaine Conférence nationale des territoires du 14 décembre, dont elles avaient claqué la porte fin septembre, devraient être mieux disposées qu'il y a quelques semaines. Elles s'étaient offusquées récemment de n'être pas force de propositions dans ce chantier de l'export, elles qui, lors du précédent quinquennat, avaient vu leurs compétences renforcées dans ce domaine. Dans un pacte passé avec l'Etat en 2013, elles s'étaient même engagées à accompagner 10.000 entreprises de plus à l'export en trois ans. Aucun bilan n'a été publié.
A l’étranger, cette mission d’accompagnement sera là encore assurée par un acteur unique, dans chaque pays, sur la base de standards de qualité communs. Business France créera de nouveaux outils, notamment une plateforme digitale permettant d’assurer la continuité du suivi des entreprises tout au long de leur parcours à l’export.
Le gouvernement souhaite aussi accroître le nombre d’investissements étrangers en France. Il s'agira à nouveau d'agir sur deux tableaux.  A l’étranger, une "stratégie de prospection mieux concertée et plus efficace" sera mise en œuvre "sous l’autorité des ambassadeurs". En France, le gouvernement attend une meilleure coordination des administrations  et des acteurs en régions pour "accélérer la mise en oeuvre des décisions d'investissement".