Politique de la ville - "Ville Vie Vacances" 2016 : objectifs mixité et responsabilisation des jeunes
Avec les congés scolaires, le programme Ville Vie Vacances (VVV) reprend du service dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). S'adressant à des jeunes de 11 à 18 ans, il propose des "activités culturelles, civiques, sportives" et, plus globalement, "une prise en charge éducative pendant les vacances scolaires", rappelle le Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET), pilote du programme, dans un communiqué de 7 juillet.
Dans les quartiers prioritaires, le programme vise prioritairement les jeunes "éloignés de l'accès aux loisirs et aux vacances" et notamment les jeunes pris en charge par la protection judiciaire de la jeunesse, la prévention spécialisée, l'aide sociale à l'enfance, l'administration pénitentiaire et le programme de réussite éducative.
En 2015, 345.000 jeunes, dont 80% résidaient dans un QPV, ont participé au programme VVV. En 2016, le CGET entend atteindre la "mixité des activités", en renforçant la participation des jeunes filles. Ces dernières représentaient 45% des participants dans les QPV en 2015. Autre objectif pour cette année : donner les moyens aux jeunes de s'impliquer, de construire eux-mêmes leur programme d'activités. Le CGET recommande également aux porteurs de projets d'organiser des activités "en dehors des quartiers", afin de favoriser l'"ouverture des jeunes au monde extérieur" et la "mobilité".
Le budget global annuel du programme est d'environ 8 millions d'euros, précise le CGET à Localtis. En 2014 - le bilan ne serait pas connu pour 2015 -, cette enveloppe a permis de financer 2.965 actions dans 87 départements. Outre l'Etat, les financeurs sont les collectivités, les caisses d'allocations familiales, les associations et les familles. En 2015, 80% des porteurs de projets étaient des associations et 20% des collectivités.
En 2009, la nécessité d'impliquer davantage de filles et de privilégier les jeunes faisant l'objet d'un suivi éducatif était déjà mise en avant (voir notre article du 19 mars 2009). Le programme était toutefois mieux doté, avec une enveloppe de 10 millions d'euros destinée à financer 13.500 projets.