13 premiers diplômés de la formation certifiante "Développeur économique territorial"

Les premiers diplômes de la formation certifiante "développeur économique territorial" du Cnam ont été remis le 12 janvier 2026. Durant six mois, cette première promotion de développeurs a suivi 189 heures de formation, le tout autour des transitions économique, écologique, digitale des territoires.

"Cette formation m'a apporté beaucoup d'outils et cela a déjà changé mes pratiques !" Comme Benoît Pohu, chargé du développement économique à la communauté de communes des Hauts du Perche, les nouveaux diplômés de la formation certifiante "Développeur économique territorial" du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) sont satisfaits de leur parcours. Durant six mois, à raison d'une semaine par mois (189 heures au total) et avec un mémoire à la clé, ils ont pu étendre leurs connaissances concernant les grands types de stratégies économiques que peut porter un territoire, en complémentarité avec les autres acteurs institutionnels (l'Etat et ses agences, les régions, les départements, les territoires voisins) et le rôle et le champ d'action, ainsi que les leviers envisageables pour le développeur économique. "J'ai un nouveau regard, j'ai pu prendre du recul, explique pour sa part Etienne Fauveau, chargé du développement économique au sein du Pôle territorial du Perche, la formation permet aussi de s'informer sur ce qu'il se passe au niveau national, de mieux connaître les politiques nationales de développement économique".

La première formation certifiante dédiée aux développeurs économiques

La certification a été mise en place par le Cnam et Intercommunalités de France en janvier 2025, en partenariat avec l'Agence nationale de cohésion des territoires (ANCT), Régions de France, le Cner, l'Association des directeurs généraux des communautés de France (ADGCF) et le Réseau national de l'économie territoriale (RNET). Treize personnes constituent la première promotion. Des développeurs à qui le Cnam a remis officiellement leur diplôme le 12 janvier 2026. Il s'agit de la première formation certifiante dédiée. Destinée aux porteurs de projet professionnel ayant un lien avec le développement économique territorial, au sein d'une collectivité (intercommunalité ou région), d'une agence de développement, d'attractivité ou d'innovation, d'un Territoire d'industrie ou de toute autre structure à vocation économique (SEM, association), et ayant Bac +3 minimum, la formation explore, avec l'aide d'enseignants du Cnam mais aussi d'acteurs issus de l'écosystème du développement économique, de multiples compétences concernant les aspects politiques, techniques, touristiques, culturels, les relations avec les chefs d'entreprises, etc. "Il peut s'agir de chefs de projets Territoires d'industrie, mais la formation est aussi ouverte à d'autres intercommunalités", souligne ainsi Annabelle Lavergne, directrice du programme Territoires d'industrie par intérim.

Une formation axée sur les transitions

Pour cette première promotion, la formation avait pour thème central les transitions, digitale, environnementale, énergétique, économique. "C'est un vrai défi de pouvoir éclairer le développement économique à l'heure des transitions, insiste Charlotte Sorrin-Descamps, directrice générale adjointe d'Intercommunalités de France, cela permet aux développeurs économiques d'être des passeurs, des responsables qui ont une vision à trois ou cinq ans, en phase avec les exigences de raréfaction des ressources, humaines et naturelles". Le tout dans l'idée de "balayer de manière très large", détaille aussi Maxime Schirrer, enseignant-chercheur au Cnam, responsable de la formation. Et, dans une démarche volontariste du Cnam, le prix a été ajusté à la taille de l'intercommunalité : 2.700 euros pour les plus petites, 3.600 pour les plus grandes, pour des formations qui sont habituellement deux fois plus chères.

Les inscriptions sont ouvertes pour la deuxième promotion, "mais le contexte budgétaire actuel des collectivités les fait encore hésiter, indique Maxime Schirrer, nous avons pour le moment 8 inscrits". Une chose est sûre : la formation fait déjà des émules. Certains territoires d'outre-mer souhaiteraient une déclinaison adaptée à leurs problématiques et contextes de développement économique. "On veut l'adapter aux territoires d'outre-mer, explique le responsable de la formation, cela veut dire que la coquille générale de la formation marche bien !" 

 

 

Voir aussi

Abonnez-vous à Localtis !

Recevez le détail de notre édition quotidienne ou notre synthèse hebdomadaire sur l’actualité des politiques publiques. Merci de confirmer votre abonnement dans le mail que vous recevrez suite à votre inscription.

Découvrir Localtis