Alpes 2030 : la carte des Jeux d'hiver approuvée par le CIO

Deux ans après la désignation des Alpes françaises pour accueillir les Jeux olympiques d'hiver 2030, la carte des sites a enfin été présentée par le Cojop et approuvée par le Comité international olympique. Val d'Isère et Lyon feront bien partie de la fête.

La commission exécutive du Comité international olympique (CIO), réunie le 22 juin à Lausanne, a approuvé la carte – quasi – définitive des sites des Alpes 2030 dressée trois jours plus tôt par le comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop). Cette décision met fin à un suspens qui durait depuis près de deux ans et la désignation, en juillet 2024, des Alpes françaises comme hôtesses des épreuves. Cette carte intègre finalement Val d'Isère pour le ski alpin et confirme la présence de Lyon pour les sports de glace après le retrait de Nice il y a quelques semaines (lire notre article du 1er juin). 

Selon le CIO, "les ajustements convenus visent à préserver la vision d'ensemble des Jeux Alpes 2030 tout en garantissant une approche équilibrée entre l'expérience des athlètes, la mise en œuvre opérationnelle, la viabilité financière et la cohérence territoriale".

Cérémonie de clôture : les Hautes-Alpes posent une option

Organisés à cheval sur deux régions – Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur –, les Jeux de 2030 gardent le principe initial d'une répartition sur quatre pôles : un dans les Alpes du Sud (dans le Briançonnais), deux dans les Alpes du Nord (en Savoie et Haute-Savoie) et le dernier à Lyon,. Chacun de ces pôles abritant en outre des villages olympiques pour les athlètes.

Dans le détail, le pôle du Briançonnais verra le déroulement des épreuves de freestyle et de snowboard, à Serre-Chevalier et Montgenèvre, ainsi que de ski-alpinisme – une discipline combinant ascension et descente à ski proposée par le Cojop comme sport additionnel et qui nécessitera "un minimum d'infrastructures". Par ailleurs, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur étant censée accueillir la cérémonie de clôture, le retrait de Nice a ouvert la porte à une organisation de cet évènement à Embrun (Hautes-Alpes), au bord du lac de Serre-Ponçon. Une option défendue par Renaud Muselier, président de la région, et Chantal Eyméoud, maire d'Embrun et vice-présidente de la région, qui a fait l'objet d'une note d'opportunité transmise au Cojop.

Ski alpin : Val-d'Isère plutôt que Méribel

Le pôle Haute-Savoie se compose de La Clusaz, qui accueillera des épreuves de ski de fond, et du Grand-Bornand, également pour le ski de fond ainsi que pour le biathlon. Le pôle Savoie accueillera le ski alpin. Les épreuves de vitesse (super-G, descente et saut à skis) se déroulant à Courchevel, tandis que les épreuves techniques (slalom et géant) auront lieu à Val-d'Isère. Longtemps en concurrence avec Méribel, Val-d'Isère a finalement été préférée car la station "propose un site de compétition de renommée internationale ainsi qu'une ambiance exceptionnelle pour les spectateurs, avec des épreuves organisées à proximité des lieux d'hébergement des athlètes", pointe le CIO. Le pôle Savoie est complété par La Plagne, qui doit recevoir le bobsleigh, la luge et le skeleton.

La plus grande modification par rapport au projet tel qu'il avait été déposé il y a deux ans porte sur le retrait de Nice au profit de Lyon pour l'accueil des épreuves de glace, mais aussi du pôle principal de communication et de presse et, très probablement, de la cérémonie d'ouverture. Pour le CIO, "cette évolution permet de réduire l'empreinte globale des Jeux et de réaliser d'importantes économies, tout en garantissant une compétition de haut niveau et une expérience de qualité pour les athlètes". 

Sports de glace : un noyau à Lyon, un satellite aux Pays-Bas

Toutefois, la répartition détaillée des sites pour les différentes épreuves de glace (curling, patinage artistique, hockey sur glace et patinage de vitesse sur piste courte) qui se dérouleront à Lyon n'est pas encore arrêtée et sera soumise à une prochaine commission exécutive du CIO après consultations avec les fédérations internationales concernées. Si Lyon sera donc le "noyau des sports de glace", notons que le CIO a approuvé le choix de Heerenveen (Pays-Bas) pour le patinage de vitesse sur piste longue, "étant donné l'absence de site existant dans le pays hôte". L'accueil de cette épreuve en France aura en effet nécessité la construction d'un anneau de 400 mètres pour une discipline peu développée, avec la crainte de le transformer en "éléphant blanc" faute d'utilisation ultérieure.

Plus largement, le CIO précise enfin qu'"un plan directeur des sites entièrement intégré, comprenant la répartition détaillée des sports et des disciplines, sera présenté ultérieurement, une fois que le programme olympique aura été finalisé et que les travaux techniques complémentaires auront été menés à bien par le Cojop". Outre la désignation des lieux de compétition précis en accord avec les fédérations internationales concernées et les autorités locales, il faudra en effet prendre en compte l'ajout éventuel de nouvelles disciplines non encore inscrites au programme olympique. Les Jeux olympiques d'hiver se tiendront du 1er au 17 février 2030 et les Jeux paralympiques du 1er au 10 mars 2030.

 

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