Jean-Noël Escudié / P2C pour Localtis

Après sa réforme, le PTZ marque le pas et inquiète les constructeurs

Logement

Développement économique

Conséquence du recentrage opéré au début de l'an dernier (voir notre article ci-dessous du 4 janvier 2018), le prêt à taux zéro (PTZ) pour financer la primo-accession à la propriété a connu un net recul au cours de l'année passée. Le nombre de prêts accordés a en effet reculé de près de 30%, tandis que les montants moyens accordés ont baissé de 10% (55.735 euros au lieu de 61.740 euros). Selon un communiqué du réseau de courtage en ligne vousfinancer.com, "dans le neuf, la baisse atteint 35% contre 21% dans l'ancien. Cela montre que le fait de limiter la quotité de financement à 20% du montant de l'opération en zones détendues a davantage pénalisé les primo-accédants que sa suppression dans l'ancien dans les zones tendues". Ces tendances sont confirmées par la Société de gestion des financements et de la garantie de l'accession sociale à la propriété (SGFGAS) qui, en se basant sur les chiffres du 3e trimestre, évalue à 90.000 le nombre de PTZ accordés en 2018, contre 123.477 l'année précédente, soit une baisse de 27%.
Ce recul du PTZ s'explique avant tout par la refonte du dispositif, avec en particulier une quotité ramenée à 20% dans les zones B2 et C (les moins tendues) contre 40% en zones tendues. En outre, les zones B2 et C ne seront plus éligibles au PTZ à compter du 1er janvier 2020. Ce recul prononcé inquiète les constructeurs. La LCA-FFB (Les constructeurs et aménageurs - Fédération française du bâtiment) redoute ainsi une recul de 20% des ventes de maisons individuelles, après une baisse de 11,3% constatée en 2018.

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